Nucléaire civil : les arguments en sa faveur s’amenuisent chaque jour !

Vue satellite de la centrale de Fukushima après les explosions des réacteurs

Deux grands arguments plaideraient pour le nucléaire, selon ses partisans : la « propreté » du processus de production, qui  mobilise peu d’énergie carbonée et le faible coût de l’électricité produite.

Les péripéties de plus en plus spectaculaires (Cigeo / Bure, Areva / Malvési) liées au traitement et au stockage des déchets produits par les centrales nucléaires mettent à mal l’argument de la « propreté » auprès d’un public de plus en plus large…

Il en est de même pour la question du coût de l’énergie produite : le lobby pro-nucléaire ne cesse d’affirmer que si la France produisait toute son électricité à partir de sources renouvelables, la facture présentée au consommateur par EDF exploserait…

Selon un rapport de la Cour des Comptes publié en 2016, le solaire photovoltaïque et l’éolien terrestre coûteraient en réalité déjà moins cher que le nucléaire et la tendance ne ferait que s’accentuer…

Quelques chiffres :

  • la Cour des Comptes estimait le coût d’un mégawatheure (MWh) à 62,60 €
    (il s’agit dune estimation optimiste n’intégrant pas le coût réel de la gestion des déchets et du démantèlement des centrales),
  • dans le cas d’une prolongation de la vie des centrales, qui nécessiterait un investissement de 100 Milliards €, le coût du MWh s’élèverait à 70 €/Mwh,
  • dans le cas d’un EPR (Hinkley Point), le contrat passé entre EDF et le Royaume-Uni fixe le coût de production à 110 €/MWh,
  • actuellement, le coût de production d’une centrale photovoltaïque au sol est situé par l’ADEME entre 64 €/MWh et 164 €/MWh selon l’exposition et la latitude et ce coût devrait chuter de 35% d’ici à 2025,
  • pour l’éolien terrestre, selon les sites et l’ancienneté des machines, le coût varie : en France entre 50 et 108 € le MWh, tandis qu’au Danemark un marché a été conclu fin 2016 pour la fourniture d’une électricité à 50 € le MWh.

Coté investissement, le renouvelable l’emporte largement sur le nucléaire. Pour le renouvelable les investissements sont moins importants et modulables en fonction de la demande, alors que le nucléaire implique l’immobilisation de sommes astronomiques (plusieurs milliards € pour un seul réacteur).

Curly Mac Toole pour le Clairon de l’Atax le 19/05/2017

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