José Bové en visite à Malvési au soutien des opposants au projet TDN AREVA

(Communiqué de Familles Papillons, RUBRESUS et COVIDEM)

Sur cette photo : André Bories (RUBRESUS), Mariette Gerber (COVIDEM), Bruno Hoarau (Les Familles Papillon), José Bové (Député européen), Pierre Martinez et Nathalie Gras (Les Familles Papillon)

Alerté sur les impacts du projet de traitement des effluents radioactifs et nitratés des bassins d’AREVA Malvési, le député européen José Bové est venu lundi 10 juillet à la rencontre des  collectifs et associations qui s’opposent au projet TDN de destruction des nitrates en four à charbon.

Déjà familier du site Malvési pour sa précédente visite, après le déversement de 30 000 m3 de boues radioactives suite à la rupture de la digue des bassins de décantation en 2004, José Bové, accompagné de son assistante parlementaire Anne Lacouture et des représentants des collectifs et associations (Familles Papillons, RUBRESUS, COVIDEM), a découvert cette fois le site AREVA depuis l’oppidum de Montlaurès.

La vue saisissante des dizaines d’hectares de bassins contenant les effluents accumulés depuis plus de 50 ans, jouxtant l’énorme stock de boues classé Installation Nucléaire de Base, au milieu des vignobles, champs de céréales et d’horticulture et aux abords immédiats de l’agglomération narbonnaise dominée par la cathédrale Saint Just et des villages de Moussan et Cuxac, a parfaitement  illustré les problèmes des rejets du traitement TDN, tant vis à vis de la pollution atmosphérique que des impacts sanitaires.

La crainte d’une installation rejetant des fumées chargées en oxydes d’azote, en quantités supérieures à celle d’un incinérateur d’ordures ménagères pour 200 000 habitants, en COV, benzène (cancérigène), phtalate (perturbateur endocrinien), ainsi qu’en poussières et éléments radioactifs présents dans les bassins, prend tout son sens à la vue de ce site. La consommation massive des ressources en eau en ces périodes de restriction, en énergie (charbon, gaz), les émissions massives de gaz à effet de serre soulèvent la réprobation du député. José Bové prône un moratoire et manifeste son soutien à la voie alternative de traitement par extraction des nitrates, à moindres impacts environnementaux et en accord avec les objectifs de développement durable, par réutilisation de l’acide nitrique obtenu à partir du nitrate.

S’en est suivi une réunion à Moussan, où les interventions du député et les échanges avec le groupe ont permis d’envisager les prochaines actions: saisie de la Commission Européenne, des ministres français concernés, suites juridiques, projets de communication et de sensibilisation.

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Publié par La Rédaction du Clairon de l'Atax

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