L’Éducation populaire réinterrogée ?

les inspirateurs de l’éducation populaire

L’Éducation populaire est une vieille idée de la Révolution française qui avait pour but de permettre l’émancipation, l’instruction du peuple, qui n’avait pas accès à la culture bourgeoise. L’idée était de former le citoyen à oser penser par lui-même, à développer son esprit critique, à participer au débat, à l’action : permettre au peuple d’émettre un vote éclairé, ce qui est l’un des fondements  de la démocratie.

La III° République, particulièrement, a remis en avant cette idée d’Éducation populaire avec l’implication de républicains notables, engagés : Jean Macé, Jean Zay, Ferdinand Buisson, Léon Bourgeois, etc.

Les Universités populaires ont été créées à la fin du XIX° siècle dans le cadre de l’affaire Dreyfus et de l’antisémitisme ambiant.

Puis en 1936 avec le Front populaire, par la conjugaison de l’École publique, des congés payés, des assurances sociales, l’Éducation populaire s’est développée sur un principe plutôt simple : profiter du temps libre pour s’éduquer, développer l’esprit critique, la citoyenneté… On pourrait dire qu’il s’agissait de compléter le travail des « hussards de la République » dans l’École, par celui des « hussards de la démocratie » dans la Cité : promouvoir l’idée que l’Éducation n’est pas circonscrite à l’École.

En 1945, l’Éducation populaire se positionne, dans le cadre du projet du CNR, où l’État revendique son rôle de garant de l’intérêt général. Il s’appuie sur ce mouvement pour mener des politiques éducatives, sur des terrains aussi divers que le social, le périscolaire, l’animation rurale, la vie de quartier, la formation, le développement local, etc. Se sont alors diversifiées des activités aussi différentes que des cinés clubs, des auberges de Jeunesse, des centres de culture ouvrière ou des cours de promotion sociale, sans oublier les universités populaires.

L’Éducation populaire a facilité l’intégration, permis l’apprentissage de la citoyenneté, fait émerger des élites d’origine populaire, réhabilité la chose politique auprès des adultes et surtout auprès des jeunes qui n’entendent aujourd’hui que trop que « les politiques sont tous des pourris ». L’Éducation populaire a pour but  la stimulation de cette énergie citoyenne qui pourrait transformer notre société, permettant ainsi aux citoyens de passer de la contestation à la transformation, d’un sentiment d’impuissance à l’action concrète, ce qui constituerait un impact indéniable dans la société, voire une chance pour notre pays.

Pendant la période dite des « trente glorieuses », les mouvements de l’Éducation populaire formaient un réseau impressionnant d’initiatives, d’associations sur des bases sociales, républicaines et laïques : la Ligue de l’enseignement, Peuple et culture, Léo Lagrange, etc. … Ils constituent encore aujourd’hui quelques îlots de résistance à la société de consommation.

La loi de 1971 a confié aux entreprises, puis aux conseils régionaux, à partir des années 80, la formation continue et l’éducation permanente, lesquelles, aux mains des pouvoirs économiques, sont orientées vers l‘emploi et se désintéressent des initiatives citoyennes et populaires…Cela a conduit à ce que, aujourd’hui, beaucoup d’individus manquent des moyens nécessaires à « l’apprendre tout au long de la vie ».

En 1981, la gauche nomme un ministre du temps libre !

Après la gestion du temps libre est venue le thème de la jeunesse. En 1986, à l’arrivée de J. Chirac comme Premier Ministre, le Centre National d’Éducation Populaire devient l’Institut National de la Jeunesse… Comme si l’Éducation populaire était réservée à la jeunesse !

Puis avec le développement du chômage, on a vu se développer l’idée, à mon avis saugrenue, de transformer l’Éducation populaire en un outil de formation professionnelle et de création d’emplois, d’insertion sociale et professionnelle, de gestion de l’exclusion, en fait de réparation des dégâts du chômage et par là d’abandonner sa fonction d’éducation à la citoyenneté active et d’émergence de  l’esprit critique…

Si historiquement, on peut dire que l’État a soutenu fortement l’Éducation populaire, il l’a pratiquement abandonnée aujourd’hui, ou en tous cas mise en grande difficulté. On pourrait dire aussi que certains pouvoirs ont considéré l’Éducation populaire, et la vie associative, comme « empêcheuse de tourner en rond » et, bien sûr, n’ont pas eu la volonté de les faire vivre. Seules, les associations dites philanthropiques ou charitables résistent (difficilement quand récemment on leur supprime les emplois aidés) : Restos du Cœur, Secours Populaire, Secours Catholique, ATD-Quart Monde, Armée du Salut, etc. Elles profitent en priorité de dons qui bénéficient d’avantages fiscaux. Mais leurs militants n’ont peut-être jamais entendu parler d’Éducation populaire.

L’État comme les collectivités locales, pressés par l’économie de « marché », où le maître mot est devenu « rentabilité » ce qui induit des missions « moins chères que moins chères », considèrent les associations  d’éducation populaires comme des « sous-traitants », pire comme une soupape de sécurité… Ainsi le projet de l’Éducation populaire a été dénaturé au point qu’aujourd’hui, dans les banlieues, les gendarmes et la police se plaignent d’avoir à jouer les éducateurs socioculturels. Situation désastreuse !

Dans cette société dominée par l’économie de marché qui, rappelons-le, a pour but de créer des consommateurs, pas des citoyens, le soutien à l’Éducation populaire a été délaissé. Comment s’étonner alors que de nombreux jeunes la considèrent comme « ringarde » ? Que reste-il de cette instance critique, de sa force de proposition républicaine, de sa présence éducative, de cette solidarité qu’elle exprimait, de sa formation à la citoyenneté ?

De nombreuses entités de l’Éducation populaire ont aujourd’hui disparu. Pourtant quel beau slogan, quel beau programme ! Je pense particulièrement aux Universités populaires.

Dans l’AUDE, l’Université Populaire la Narbonnaise est très active… Sous l’impulsion de Michel TOZZI, elle propose des cafés philos, des ateliers philos sur des sujets les plus variés, des débats de société sur des thèmes actuels en lien avec la culture philosophique, notre histoire. Elle organise des conférences avec des intervenants de très bons niveaux, dans les différents sites de Narbonne et des environs. 

Tout en respectant les diverses idées et opinions, elle permet à chacun de se construire sa propre culture politique, de sortir des analyses partisanes proférées par un système médiatique et financier omniprésent, de faire un choix « éduqué »  et permettre ainsi aux citoyens de passer de la contestation à la transformation, d’un sentiment d’impuissance à l’action concrète. L’éducation populaire peut ainsi donner les moyens intellectuels au « dèmos », au peuple (populaire !) d’exercer le pouvoir, le kratos, aux citoyens : c’est la démocratie. Et ceci au moment où celle-ci est fragilisée, le civisme recule partout, les classes populaires se sentent méprisées, on ne croit plus en la libération par la culture, ni donc en la culture.

Je pense qu’aujourd’hui l’Éducation populaire doit être réinterrogée pour se reconstruire. Elle doit être, bien sûr, populaire, mais aussi citoyenne et permanente.

1/ Populaire

Populaire au sens où nous devons comprendre qu’après 200 ans de productivisme « taylorien », 40 années de consumérisme excessif et de formatage médiatique, nos esprits ont été prolétarisés… Je veux dire que des savoir-faire de l’ouvrier ou de l’artisan, au sens de la création d’une œuvre, sont passés dans les machines automatisées, aujourd’hui dans des robots (*). Bernard Stiegler emploie le terme de déprolétarisation pour parler de la reconquête de nos capacités d’homme et de citoyen.

Il me semble nécessaire d’expliquer son point de vue.

Déprolétariser, c’est reconquérir des savoirs, acquérir des capacités, participer aux enjeux de demain. Chaque personne devrait être « artisan de sa vie », pouvoir choisir sa vie, plutôt que de subir une vie contrainte et non choisie, ou encore travailler pour soi, sur soi… Amartya Sen évoque les capacitations de chaque individu, permettre de (re)développer les capacités. L’Éducation populaire doit donner au peuple la possibilité de reconquérir des savoirs, de retrouver avec les capacités d’agir, des « envies d’agir ». Ce que Spinoza appelait : donner la puissance d’agir.

Comprenez l’urgence de cela, au moment où le système économique continue à détruire les savoirs, à ne pas vouloir partager, redistribuer. Au moment où l’industrie numérique  détruit beaucoup plus d’emplois qu’elle n’en produit tout en propageant l’illusion d’une communication qui, de fait, renforce l’individualisme et la passivité des individus

2/ Citoyenne.     

Pour être réellement populaire, lÉducation Populaire doit répondre à la notion de citoyenneté, collectivement (le peuple) et individuellement (le citoyen). Pour cela elle doit continuer son travail sur l’esprit critique, sur l’apprentissage à la citoyenneté, contribuer à socialiser une population exclue de la société, compléter l’enseignement scolaire, permettre l’apprentissage collectif de la démocratie… Faire aussi comprendre que la démocratie, c’est reconnaître l’autre différent sans rechercher le consensus à priori, d’où les débats conflictuels, les tensions, la contradiction : tous ces rapports de force « normaux » qui sont autant d’éléments de progression collective, processus dynamique et constructif dans lequel chacun peut exercer ses complémentarités.

À partir de là, on peut définir l’ambition citoyenne de l’Éducation populaire, à savoir :

  • sortir les citoyens d’un formatage du consumérisme béat et étouffant de notre société, des réseaux « sociaux » sous la férule des « data » de l’industrie numérique.
  • aider les citoyens à formuler et rendre intelligible la demande sociale,  et peut-être surtout, leur permettre de retrouver leurs capacités d’agir : passer de la situation de consommateur passif  à celle d’acteurs !

C’est aussi à partir de là que nous « relèverons le citoyen ». Ce qui veut dire dans mon esprit : initier une culture politique générale sans orienter, afin de permettre de faire un choix éduqué, mais aussi une capacité de raisonner, de décider, ce qui ne pourrait que vivifier la vie dans la Cité.

C’est ici que l’Éducation populaire doit faire valoir ses compétences, son expérience… Pouvoir faire davantage que ce qu’elle a déjà fait et fait encore :

  • organiser des loisirs créatifs, intelligents, une éducation aux valeurs républicaines et une possibilité d’épanouissement par le contact avec les arts, par la diffusion de la culture et conduire ainsi à une meilleure compréhension du monde;
  • provoquer des débats de société comme le rapport entre le travail et le temps libre, les liens avec le sport, le tourisme, la connaissance du contexte international, l’ensemble s’articulant avec l’idée développement culturel,
  • créer des liens autour de moments de convivialité populaire, pour échanger, pour débattre et être en mesure, chacun avec son vécu et sa compréhension, de faire des choix,
  • organiser des lieux pour échanger, mutualiser, faire circuler des informations afin qu’elles développent de la connaissance réciproque, les complémentarités de compétences et permettre ainsi l’élaboration de projets communs, de créer des synergies dans la vie de la Cité.

C’est ici que peut  se construire le citoyen.

C’est ici que peut se constituer l’envie d’agir dans la Cité.

C’est ici que tel habitant, devenu citoyen, aura la vision compréhensive d’une société civile composée de gens de culture différente, qu’il aura les contacts les plus justes avec les élus et les aidera à des décisions meilleures par ses avis consultatifs et les orientations qu’il sera à même de faire valoir. 

Pour être permanente… l’Éducation populaire, doit aider à ces transitions, lesquelles, traitées correctement, peuvent être porteuses de potentiels de développement importants, bouleverser les conditions de la vie en commun, provoquer un changement  radical des mœurs, voire remettre en cause les fondements même de la culture.

          Aujourd’hui, notre société donne à l’école l’objectif de l’obtention d’un diplôme dans le cadre d’un apprentissage professionnel ou d’un cursus universitaire… Certains pensent encore que le savoir dispensé, l’instruction acquise, procureraient le premier et dernier job, ceci au moment où nous menons et allons mener successivement des carrières différentes, au moment où la technologie évolue très vite et où ce que l’on apprend devient rapidement obsolète.

         Aujourd’hui, si les meilleurs éléments sortent du cycle scolaire et universitaire armés des moyens nécessaires pour affronter la vie, nombreux sont les étudiants et lycéens à ne pas trouver leur voie. Le non–spécialiste que je suis s’interroge constamment sur la façon dont on oriente nos enfants aujourd’hui. Dans ce moment de leur vie où ils possèdent une maigre expérience du monde qui les entoure et une connaissance d’eux-mêmes limitée, est-il raisonnable de demander à une personne de 15 ans d’agir sur plusieurs fronts à la fois : de décider de son orientation sans connaître réellement ses intérêts et ses capacités, de choisir un travail en ayant une expérience et une conscience rudimentaires de ce qu’on est, de ce qu’on peut et, le cas échéant, de quitter son milieu d’origine ?… Ces jeunes doivent affronter un vrai parcours du combattant !

Conséquence de tout cela : l’orientation se fait, bien souvent, par un processus d’élimination constante « par défaut ». Certains diraient par l’échec. Ce qui génère chaque année l’exclusion de 150 000 jeunes du système scolaire sans aucune formation et souvent stigmatisés… Un tel « ratage », fondé sur une orientation par l’échec, est bien sûr préjudiciable à la performance de notre pays, et contribue à créer une ambiance défaitiste, un ressentiment ambiant, particulièrement dans certains quartiers. 

Nous sommes trop centrés sur les connaissances acquises lors de la scolarité : elles sont importantes, nécessaires, voire fondamentales, mais elles ne sont certainement pas exclusives.

L’expérience de la vie offre dans chaque situation, une possibilité d’apprendre, de se remettre en cause, si on veut bien faire quelques efforts personnels. Des métamorphoses peuvent se réaliser tout au long de la vie…. Nous savons tous qu’avant de réussir partiellement ou parfaitement leur vie, la plupart d’entre nous ont commencé par faire un peu n’importe quoi.

Durant toute notre existence, notre cerveau reconstitue les réseaux de connexions entre les cellules nerveuses qui sous-tendent notre mémoire et nos activités mentales. Ainsi nous renouvelons une partie au moins des cellules nerveuses qui le composent. De cette façon, nous modifions, reconfigurons, réassocions, recombinons autrement les composantes déjà présentes… Le pouvoir de faire du neuf avec de l’ancien. Non seulement l’évolution continue bien après l’adolescence mais, de plus, une véritable métamorphose peut s’opérer tout au long de la vie et à n’importe quel moment de l’existence. D’où la notion d’habilités sociales (ou savoirs implicites) acquises, bien sûr à l’école, à l’université, mais aussi par chacun pendant le travail, en restant chez soi devant des écrans, en vacances, en voyages, lors de contacts sociaux, avec des amis, dans les projets de la vie associative, clubs de réflexion, en écoutant les leçons de vie sans oublier la culture, les loisirs, la lecture, le cinéma, les concerts, les visites de musée et d’exposition, etc. Mais que seraient, les entreprises, l’emploi, le travail, la vie en société sans les habilités sociales ou savoir implicites ?

3/ Permanente.

            À mon avis, c’est dans cette notion de permanence que l’Éducation populaire doit être le plus réinterrogée.

            Dans une société formatée avec force par le consumérisme, malmenée par les nouveaux réseaux « sociaux », nous savons tous que les crises structurelles traditionnelles (naissance, enfance, adolescence, adulescence, maturescence, seniorescence, sénescence) sont et seront télescopées par les crises conjoncturelles (divorces, familles recomposées, chômage, retraite, évolutions techniques, durée de vie etc.). De plus en plus, la vie sera une succession de rencontres, de séparations, d’attachements et de détachements, d’alliances et de désunions, sinon de pertes et d’abandons mais aussi autant d’occasions de croissance, de défis, d’énergie libérée…

            C’est ce que je nomme un nouveau logiciel de société ! Dans ce contexte, on ne peut que constater que les transitions de vie, de métiers, d’implications, de lieux, qui seront de plus en plus  nombreuses.

Dans le monde dans lequel nous vivons, riche, et divers, imprévisible, (nouveau logiciel de société), il s’agit bien de prendre en compte l’évolution sociologique et sociale de notre société, pour faciliter les alternances de retrait (enfant, emploi, formation) et d’activité, plus ou moins progressives ou dégressives, selon l’âge et la trajectoire de chacun, et ainsi remettre en cause le système actuel  en trois temps (études, travail, retraite) aujourd’hui inadapté.

Aujourd’hui, la formation tout au long de la vie est un pari fabuleux. Pourtant elle reste un outil principalement utilisé, par les mieux nantis, les plus érudits, et spécifiquement dans des buts souvent productivistes, mais ne répondant pas à des critères d’utilité sociale dont notre société a le plus besoin… D’où, à mon avis, un vide manifeste dans « l’apprendre tout au long de la vie » actuel …

C’est bien ici que je situerai une nouvelle ambition pour l’Éducation populaire : permettre des apprentissages nouveaux, d’autres ouvertures, tout au long de la vie… Et par là desserrer l’étau de surproductivité « excluante » dans lequel nous sommes piégés.

Pour cela, l’Éducation populaire pourrait utiliser le Compte Personnel d’Activité (CPA) incluant un Compte Engagement Citoyen (CEC) avec des heures de formation inscrites pour suivre des formations citoyennes. Ce compte est ouvert à toutes les personnes de plus de 16 ans, il est fermé au décès de son titulaire  

Peuvent solliciter ce droit, le service civique, le volontariat (sapeurs pompiers, associatif, international en administration, en entreprise ou européen, de solidarité internationale), la réserve (militaire, police nationale, sanitaire), le bénévolat associatif. Tout cela dans des conditions encore restreintes. La procédure semble un peu (trop !) rigide, le crédit d’heures encore trop limité.

Ici, l’Éducation populaire doit se faire entendre, militer pour que ces droits soient plus ouverts et plus importants. Elle y trouverait quelques moyens de se (re)développer… Et les thèmes de formation, de sensibilisation ne manquent pas !  

Aujourd’hui, si chaque citoyen résidant légalement sur le territoire national a la certitude de trouver une place à l’École pour ses enfants, et tout le monde considère cette situation comme « naturelle », alors pourquoi l’École, et pas la formation tout au long de la vie, qu’elle soit technique ou citoyenne ?

Utopie ?

C’est exactement ce que disaient les obscurantistes au moment de la création de l’École Publique. Un siècle plus tard, qui souhaite la remettre en cause ?
Et nos petits-enfants, de la même manière, se moqueront de nous qui aurons tant tardé à décider des mesures de bon sens ! Mais cela demande du courage politique.
Ainsi, la formation tout au long de la vie, telle que je l’ai définie ci-dessus, serait une forme d’Égalité que notre état républicain devrait permettre.

Voilà pourquoi et comment je pense que l’Éducation populaire doit être réinterrogée.

 

                                                                                                           Oncle JEF  pour le Clairon de l’Atax le 12/11/2017

                                                                                                            oncle11@gmail.com

 

(*) Mais ce que les robots n’ont pas repris ce sont tous les savoirs autres que le « savoir faire » qui existait chez l’ouvrier : la conscience de sa place et de son rôle dans la société, sa relation aux autres, la fierté du travail bien fait, la solidarité, l’adhésion à un système de valeurs qu’il transmettait aux générations suivantes, etc.

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