3 Billboards, les Panneaux de la Vengeance

UK/USA – 1h56 – 2016 – Un film de Martin MacDonagh avec Frances MacDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell.

Meilleur film d’art dramatique/ Meilleure actrice dans un drame Frances MacDormand / Meilleur acteur dans un second rôle Sam Rockwell / Meilleur scénario Martin MacDonagh au Golden Globes 2018

Osella du Meilleur Scénario Nostra de Venise 2017.

 

Impressionnant !

Mildred Hayes, après la mort de sa fille violée et assassinée et l’inertie de la police qui peine à chercher et trouver le coupable, prend les choses en main. Elle loue trois grands panneaux publicitaires pour y afficher des messages mettant en cause l’incurie de la police.

Cette décision met le feu aux poudres dans une petite ville du sud des États Unis.

Le jeu des acteurs est effectivement impressionnant, ils sont tous remarquables : Frances MacDormand en badass (dure à cuire), Sam Rockwell en redneck (plouc, péquenaud), Woody Harrelson en flic humain atteint d’un cancer.

Le thème de la mère obsédée par la mort de sa fille et culpabilisée, qui s’acharne pour découvrir le meurtrier, est bien vu, mais il y a toute une série de petits boutons qui apparaissent à la fin du film et qui démangent furieusement quand on quitte le cinéma.

C’est la « rédemption » du flic beauf, alcoolo, raciste, homophobe qui à la lecture de la lettre posthume de son chef décide de devenir « bon ».

C’est le nouveau chef noir de la police qui vient remplacer l’ancien mort du cancer et qui décide d’accorder de l’intérêt à la mort de la fille de Mildred.

C’est Mildred qui, loin de vouloir la justice, veut la vengeance et est prête à tuer elle-même un homme qui n’est pas le meurtrier de sa fille, sur la simple présomption de Dixon (flic beauf) devenu son copain.

Là, je trouve qu’on retombe dans les poncifs que l’on a tous vus dans les séries américaines, le bon flic noir, la loi du Talion. Le tout traité d’une façon magistrale par un metteur en scène qui n’est même pas américain !.

Si ce prurit surgit quand on a quitté le cinéma, finalement il faut bien reconnaître que Monsieur Martin MacDonagh « a fait le job » et qu’on est quand même tombé dans le panneau !

Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 20/01/2018

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1 commentaire

Catherine BURGER

Tout à fait d’accord avec toi, ça démarre fort, admirable actrice, mais trop de poncifs vers la fin du film. On ne croit pas au revirement du flic quasi débile, au chef de la police noir, compréhensif, gentil, tableau trop schématique et simpliste. On sort du cinéma en ayant le sentiment de s’être fait avoir

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