Les énergies renouvelables et les véhicules automobiles – 3ème partie

L’opinion publique est encore largement marquée par l’importance prise par les véhicules fonctionnant avec des énergies fossiles et particulièrement l’essence et le gazole. La récente apparition de véhicules fonctionnant avec d’autres sources d’énergie commence seulement à attirer l’attention, compte tenu des phénomènes de pollution et du réchauffement climatique, phénomènes attribués en partie à la croissance mondiale du parc automobile. Pourtant, d’autres sources d’énergie que l’essence et le gazole étaient employées dès l’origine des automobiles. La présente série d’articles a pour objet d’éclairer le lecteur sur divers aspects et enjeux de l’évolution du parc automobile…

De 1975 à l’an 2000 : l’échec relatif de la voiture électrique

Lors du 1er choc pétrolier de 1973, en voyant quadrupler le prix du baril de pétrole (159 litres) passant de 2,59 à 11,65 dollars US, la France se lance dans un programme ambitieux de construction de 58 réacteurs nucléaires produisant de l’électricité réputée pas chère. Depuis, on sait que cette illusion d’un faible coût de l’électricité nucléaire tient au fait que ses promoteurs n’avaient pris en compte ni le coût du retraitement et du stockage des déchets nucléaires, ni celui du démantèlement des centrales, alors même que leur durée de vie était fixée dès le départ.

La peur de manquer de pétrole s’estompera très rapidement et les citoyens vont vouloir continuer à vivre libres, même si c’est au-delà de leurs moyens. Cela se traduira notamment par l’accroissement d’une demande de «voitures individuelles» de plus en plus performantes, chacun voulant se déplacer quand et où bon lui semble.

Sans grand succès, l’État déploiera quelques efforts pour développer la voiture électrique en ville. Les constructeurs tenteront de proposer des véhicules électriques de ville qui ne correspondront pas aux besoins de la majorité de la population. Car, de leur côté, les consommateurs veulent des véhicules polyvalents «pour tout faire» : aller chercher le pain à 500 m, emmener les enfants à l’école à 3 km, faire ses courses à 10 km, aller au travail à 40 km, partir en week-end à 200 km, partir en vacances à 500 km et en congés d’été au Portugal… Quelques années plus tard, apparaîtra la mode des 4×4 et des monospaces (en particulier, la Renault Espace, lancée en 1984).

C’est pourquoi, les automobilistes ne voulant ou ne pouvant changer leurs habitudes, ce sont quelque 10 000 véhicules électriques seulement, qui seront mis en circulation en France à l’aube du 3e millénaire.

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Joêl Raimondi, pour le Clairon de l’Atax, le 20 février 2108

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