Nucléaire : l’usine Framatome du Creusot peut redémarrer

L’usine Creusot Forge, qui avait été fermée à la suite d'une longue série d’irrégularités et de malfaçons concernant des composants et équipements des centrales nucléaires françaises, a été autorisée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à reprendre son activité sous la surveillance de cette autorité.

Usine Framatome Creusot Forge

L’ASN « maintient à ce stade une surveillance renforcée de l’usine » et stipule que « lors de la reprise des fabrications, le forgeage de chaque type de composant (virole, calotte, tuyauterie, etc.) devra faire l’objet d’une qualification technique préalable, instruite par l’ASN, afin de s’assurer de la capacité technique de l’usine ».

On ne peut pas dire que la confiance règne. Rappelons que des centaines de pièces défectueuses avaient été produites par cette usine alors propriété d’AREVA. Cette société avait de plus commis des irrégularités dans le contrôle de fabrication pour cacher ces malfaçons. On sait, depuis des révélations d’AREVA en 2016, que ces irrégularités et malfaçons concernaient des centaines de pièces (environ 400) produites par cette usine depuis 1965 !

La marque Framatome  a été ressuscitée en 2018, après que l’usine a été reprise par EDF dans le cadre du sauvetage d’AREVA NP.
Pour remonter la pente et produire des pièces dans des conditions de qualité et de sûreté suffisantes, Framatome s’est engagé auprès de l’ASN à revoir les évaluations et la formation en matière de sûreté et de métallurgie, mais aussi les procédures de conception, de test et de fabrication, ce qui impliquera des investissements de plusieurs millions d’euros au cours des prochaines années.

Il semblerait que l’on revienne de loin, mais tout cela engage une fois de plus de nouveau coûts pour maintenir un mode de production d’énergie électrique de plus en plus contestable et contesté.

Curly Mac Toole pour le Clairon de l’Atax le 17/02/2018

 

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