Pentagon Papers

(The Post)

USA – 1h54 – 2018
Un film de Steven Spielberg avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

 

 

Un duo de choc

Katharine Graham,   première femme directrice de la publication du Washington Post et Ben Bradlee, rédacteur en chef vont être confrontés à une prise de décision qui menace leur carrière et leur liberté. 

Dans la compétition avec le New York Times, ils ont eu connaissance d’un rapport qui dévoile l’attitude des 4 présidents des Etats Unis sur une trentaine d’années face à des affaires très sensibles et leurs réactions destinées à les étouffer.

Le Washington Post est alors un petit journal local face au New York Times. C’est la course au scoop qui mettra les media sur le devant de la scène. Mais toute médaille a son revers, quand se présente l’opportunité de damer le pion au mastodonte.

Les risques sont énormes et la question va se poser de la liberté de la presse et de la divulgation de secrets d’Etat.

Meryl Streep est extraordinaire dans ce rôle d’une grande puissance. Elle évolue d’abord comme une petite souris au milieu de ces costumes noirs masculins, que ce soit dans le milieu de la banque ou de la Bourse. Elle se protège derrière l’ombre de son mari suicidé.

Petit à petit, on la voit qui prend  de l’épaisseur, elle qui s’est contentée d’évoluer de cocktails mondains en réceptions tout aussi luxueuses. Elle prend conscience qu’elle risque tout et pourtant quand elle prendra la parole pour décider seule de publier cette bombe, elle ne se réfugiera plus derrière l’image de son mari mais elle s’impliquera elle-même avec courage et détermination.

Tom Hanks lui donne la réplique pour l’entraîner dans les affres de la décision mais c’est pourtant lui qui au dernier moment devant l’enjeu reculera. Toujours aussi charismatique en rédacteur en chef dynamique, engagé un peu grande gueule, il donne la réplique avec brio à une Kay Graham dont la personnalité s’affirme de plus en plus.

L’ambiance de la salle de rédaction d’un journal, le déroulé de la fabrication de ce même journal de la conception à la réalisation nous emporte dans un rythme effréné.  Spielberg nous plonge au sein de ce tourbillon qui nous amène à participer avec élan à cet événement.

Du grand art, je trouve.

                                               

Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 14/02/2018

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