Parasite

Corée du Sud – 2h12 – Palme d’Or à Cannes.

Un film de Bong Joon-Ho avec Song Kang-Ho, Cho Yeo-Jeong, So Dam-Park.

C’est l’histoire de la famille Ki- Taek. Personne travaille,  tout le monde vit d’expédients et parasite la société pour survivre dans la joie et la bonne humeur. Le fils, Ki-Woo se fait parrainer par un copain pour donner des cours d’anglais à la fille de la famille Park qui vit sur les hauteurs de la ville dans une somptueuse maison et qui affiche un train de vie qui suscite la convoitise de cette famille désargentée.
C’est le début d’un engrenage pour phagocyter les Park. A l’aide de faux diplômes, de fausses recommandations, la famille Ki-Taek s’infiltre chez eux et vit de mieux en mieux. Tout pourrait alors être pour le mieux dans le meilleur des mondes, s’il n’y avait ce gros orage et le retour inopiné des Park au moment où le drame se noue.
Le film bascule alors dans l’horreur jusqu’à la scène finale digne d’un film de Tarantino. C’est grandguignolesque, démesuré et l’on est médusé devant l’absence de discernement et de mise à distance de cette famille riche, tellement riche qu’elle n’a plus aucune considération pour ceux qui sont à son service.
Bien sûr, on a compris  la tension entre la classe dominante riche et la classe pauvre dominée (métaphore du sous sol). Bien sûr, on s’attend à cette prise de pouvoir des pauvres sur les riches relativement naïfs (en particulier la mère). Bien sûr, quand la tension monte parce que cette famille
Ki-Taek commence à se sentir un peu trop à l’aise dans cette maison, on imagine le tour tragique que va prendre le film. Mais pourquoi tout ça pour ça ?  
La volonté du metteur en scène de dramatiser les choses à l’extrême fait que cela devient « too much » et le clin d’œil de la fin du film m’a laissée perplexe.

Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 18/05/2019

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