Ex-mine d’or de Salsigne : des résultats inquiétants !

(Image Journal du CNRS)

Le dispositif de surveillance médicale des enfants habitant à proximité de l’ancienne mine de Salsigne a fourni ses premiers résultats. Selon un communiqué de l’ARS publié le 13 août dernier, sur 103 enfants suivis et âgés de moins de 11 ans, 38 soit 37% présentent une surexposition à l’arsenic. L’analyse de leurs urines montre la présence d’une dose de polluants supérieur au seuil de  10 μg As/g de créatinine qui est une valeur de référence.

Pour l’ARS qui se veut rassurer le public : ce dépassement ne signifie pas que les 38 enfants contracteront des maladies.
Pour les associations qui se battent depuis longtemps pour que les services de l’Etat se mobilisent et reconnaissent le danger,  il s’agit que des mesures sérieuses d’assainissement de la pollution soient enfin prises car l’arsenic peut, en cas d’absorption chronique, déclencher diverses formes graves de cancers mais aussi d’autres pathologies (hypertension artérielle, maladies de la peau, diabète, etc.).

Dans le contexte local la surexposition à l’arsenic proviendrait principalement de l’ingestion d’aliments de production locale (légumes, fruits, champignons, plantes aromatiques, etc.) mais aussi de la consommation d’eau issue de puits et sources privés.

En attendant…l’ARS recommande de « supprimer ou de limiter » les sources de pollution puis de refaire un prélèvement de contrôle, ce qui équivaut quasiment à un vœu pieux compte tenu de l’ampleur de cette pollution qui n’a cessé qu’en 2004 après une centaine d’années d’activités minières. De ce fait le coût de cette dépollution sera très élevé ce qui pose la question de qui paie et quand ? D’autant plus que la crue majeure de l’Orbiel en octobre 2018 a contribué à disperser encore plus ces polluants qui ne se limitent pas à l’arsenic mais comprennent aussi des métaux (plomb, zinc, cuivre, mercure, cadmium, bismuth) et des cyanures.

Pour le moment l’ARS a mis en place début juillet un dispositif de surveillance médicale des enfants et  a étendu son contrôle de la pollution à de nouveau sites sensibles comme les écoles ou les terrains de jeu. Il ne reste plus qu’à dépolluer !

La rédaction du Clairon de l’Atax le 20 / 08 /2019

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Publié par La Rédaction du Clairon de l'Atax

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