Surprise et émotions au théâtre de Ségure

(Photo Vincent Witz)

La salle est plongée dans l’obscurité…Le silence se fait…
Une petite musique de marimba aux consonances colombiennes nous parvient, et une minuscule danseuse apparaît alors…
C’est Carmen Samayoa, danseuse et comédienne franco-guatémaltèque, pleine de vie et de facéties (jusqu’au bout de ses doigts).
Sous nos yeux, elle danse, elle se métamorphose, et nous conte une histoire fascinante, au rythme enivrant des pulsations de vie d’un tambour.

(Photo Vincent Witz)

Cette histoire qui se raconte chez les esquimaux, commence par un châtiment imposé par un homme, à une femme, forcée à sombrer au fond de la mer. Un jour, elle renaît des abîmes, sauvée pas les filets d’un pêcheur auxquels elle s’était emmêlée, malgré lui, malgré elle. Il ne lui reste alors plus que son âme et ses os car les poissons ont dévorés sa chair: cette créature est devenue femme squelette.
Femme Trahie, répudiée, humiliée, puis à nouveau aimée, chérie, protégée, c’est une ode à l’amour et à la renaissance de l’être, qui nous interroge de mille façons sur l’ambivalence du cycle vie-mort-vie.

Ce petit bout de femme occupe toute la scène de sa présence : elle nous surprend, nous émeut, nous amuse, et nous effraie presque, par sa gestuelle fabuleuse et ses mimiques captivantes.

(Photo Vincent Witz)

Léna Waag pour le Clairon de l’Atax le 21/09/2019

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Publié par La Rédaction du Clairon de l'Atax

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