Nucléaire – Chronique d’un désastre annoncé

Cette page regroupe l'ensemble des articles portant sur le thème "Nucléaire - Chronique d'un Désastre Annoncé", diffusés par le Clairon. Actuellement, seuls figurent les articles parus depuis Avril 2017, date de la mise en place de la nouvelle formule du Clairon. Avec le temps, nous l'enrichirons des articles parus dans la formule précédente.

Les articles sont affichés dans l'ordre chronologique croissant de parution.

Photo "Sortir du Nucléaire"

Déchets radioactifs : la situation est d’une obscure clarté !

Le 25 février dernier un décret et un arrêté ministériel définissant le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) sont parus au Journal officiel. Ainsi sont détaillées les prescriptions de ce plan et définies les études et rapports quoi doivent être remis aux autorités…Selon la loi toutes les décisions administratives prises doivent être conformes à ce PNGMDR qui est valable pour la période 2016/2018 !!! ... Lire la suite
Nucléaire civil : les arguments en sa faveur s’amenuisent chaque jour !

Nucléaire civil : les arguments en sa faveur s’amenuisent chaque jour !

Vue satellite de la centrale de Fukushima après les explosions des réacteurs Deux grands arguments plaideraient pour le nucléaire, selon ses partisans : la « propreté » du processus de production, qui  mobilise peu d’énergie carbonée et le faible coût de l’électricité produite. Les péripéties de plus en plus spectaculaires (Cigeo / Bure, Areva / Malvési) liées au traitement et au stockage des déchets produits par les centrales nucléaires mettent à mal l’argument de la « propreté » auprès d’un public de plus en plus large… Il en est de même pour la question du coût de l’énergie produite : le lobby pro-nucléaire ne cesse d’affirmer que si la France produisait toute son électricité à partir de sources renouvelables, la facture présentée au consommateur par EDF exploserait… Selon un rapport de la Cour des Comptes publié en 2016, le solaire photovoltaïque et l’éolien terrestre coûteraient en réalité déjà moins cher que le nucléaire et la tendance ne ferait que s’accentuer… Quelques chiffres : la Cour des Comptes estimait le coût d’un mégawatheure (MWh) à 62,60 € (il s’agit dune estimation optimiste n’intégrant pas le coût réel de la gestion des déchets et du démantèlement des centrales), dans le cas d’une prolongation de la vie des centrales, qui nécessiterait un investissement de 100 Milliards €, le coût du MWh s’élèverait à 70 €/Mwh, dans le cas d’un EPR (Hinkley Point), le contrat passé entre EDF et le Royaume-Uni fixe le coût de production à 110 €/MWh, actuellement, le coût de production d’une centrale photovoltaïque au sol est situé par l’ADEME ... Lire la suite
Nucléaire / EDF : chronique d’un désastre annoncé

Nucléaire / EDF : chronique d’un désastre annoncé

Il ne passe pas un mois sans que l’actualité ne nous rappelle combien la filière nucléaire française est mal en point et combien ce qui nous fut présenté comme un fleuron technologique et la manifestation éclatante du génie français, révèle une succession d’impérities et de forfaitures qui remettent en cause la validité du nucléaire aux plans économique, environnemental et sécuritaire. Nous faisions confiance à des administrateurs et des ingénieurs réputés de «haut niveau», présentés comme l’élite du pays et nous assistons à présent à la déroute continue de ce qui était censé assurer notre indépendance énergétique et notre rayonnement dans le monde. Pis encore nous dépensons des fortunes pour maintenir à flot cette industrie déclinante que des lobbies pro-nucléaire s’efforcent encore de promouvoir, alors que cet argent devrait être investi dans le développement des énergies renouvelables ... Lire la suite
Nucléaire : chronique d’un désastre annoncé…

Nucléaire : chronique d’un désastre annoncé…

Le nucléaire est-il en train de devenir un boulet pour la France ? L’histoire récente du nucléaire français est riche en problèmes de toutes sortes : scandales financiers (Uramin), déboires financiers (EDF / AREVA), ingénierie défaillante (EPR Flamanville et Olkiluoto), malfaçons (Forges du Creusot), incidents et pannes d’un parc vieillissant, stockage des déchets (Bure, Malvési), démontage problématique des réacteurs, etc. Comment en sommes-nous arrivés là ? Au début c’est-à-dire dans la première partie du 20ème siècle, tout était beau et bon : la « science » progressait de façon spectaculaire dans tous les domaines. Ainsi dans les années 1930 les propriétés de la fission nucléaire furent mises en évidence par des savants français (Joliot-Curie, Perrin, etc.) Puis il y eut la bombe atomique qui, selon l’opinion de l’époque, avait accéléré la fin de la seconde guerre mondiale. L’atome fut alors vécue comme Le Progrès : on consacrait des chansons à la bombe, on imaginait illimitées les perspectives offertes par l’atome civil  (cf. Atomium, expo universelle de Bruxelles 1958)… C’est dans ce climat euphorique que s’est développée la filière atomique française. La confiance dont bénéficiait la « science » dans les années 1960 laissait croire que les problèmes non résolus à l’époque le seraient, lorsque nécessaire, par le progrès scientifique imaginé inéluctable. Et c’est ainsi qu’au début 21ns les années 1960 laissait croire que les problèmes non résolus à l’époque le seraient, lorsque nécessaire, par le progrès scientifique imaginé inéluctable. Et c’est ainsi qu’au début 21ème siècle la question du démontage du cœur des réacteurs en fin de vie et ... Lire la suite
Nucléaire : démarrage des essais « à froid » de  l’EPR de Flamanville.

Nucléaire : démarrage des essais « à froid » de l’EPR de Flamanville.

Initialement, le réacteur de l’EPR [*] devait être achevé avant le 11 avril 2017 mais EDF a obtenu un délai de l’Etat jusqu’en avril 2020…Rappelons que le démarrage de l’installation était initialement prévu en 2012, qu’il avait ensuite été repoussé à 2016 puis en 2017. Les travaux semblent donc s’être déroulés jusqu’à présent dans un timing conforme à la feuille de route établie par EDF en septembre 2015. Cette feuille de route prévoit le chargement du combustible nucléaire dans le réacteur fin 2018…L’installation est actuellement entrée dans une phase importante de tests qui débutent par des essais à froid… Alors que s’achève la phase de construction de l’EPR, celui-ci est entré dans une phase pré-opérationnelle de tests destinés à vérifier la bonne tenue de la construction et de ses équipements. Les équipes opérationnelles chargées de piloter la centrale prennent progressivement la place des équipes chargées de la construire et de monter les équipements. Depuis mars 2017 des essais de l’ensemble du réacteur ont été entamés : ceux-ci vont se continuer par des essais dits «à froid» qui devraient démarrer selon EDF à la mi-décembre 2017. Les essais à froid de l’EPR Il s’agit de tester l’ensemble des éléments qui constituent le réacteur pour voir s’ils fonctionnent de manière conforme. Ainsi parmi les nombreuses opérations de vérification « tous corps d’état » il s’agit par exemple de vérifier si les circuits sont bien étanches et particulièrement le circuit primaire du réacteur. Pour ce faire on va soumettre ce dernier à une ... Lire la suite
Nucléaire : chronique d’un désastre annoncé… (suite)

Nucléaire : chronique d’un désastre annoncé… (suite)

Les incidents continuent : les circuits de refroidissement de 29 réacteurs sont fortement corrodés ! L’ASN (l’Autorité de sûreté nucléaire) a rendu publique le lundi 16 octobre 2017 une information selon laquelle certaines parties du circuit de refroidissement de 29 réacteurs de 900 et 1300 mégawatts (MW), répartis dans 10 centrales, sont rouillées. Cette corrosion augmenterait le risque de perdre la capacité de refroidissement nécessaire au fonctionnement des réacteurs ! Pour le moment, selon l’ASN, l’état dégradé des « tuyaux » correspondrait à « des épaisseurs inférieures à l’épaisseur minimale requise pour assurer leur résistance au séisme »… Le défaut de sécurité provoqué par cette situation est classé par l’ASN au niveau 2  selon l’Ines (International Nuclear and radiological Event Scale), une échelle internationale d’évaluation de l’importance des incidents se produisant dans les installations nucléaires qui est étalonnée de 0 à 7. Cela implique qu’en cas de séisme important l’ensemble des moyens nécessaires au contrôle et du maintien en fonctionnement normal de 20 de ces réacteurs ne pourrait être mis en œuvre. Selon l’avis de l’IRSN (*) (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire) qui constitue le bras technique de l’ASN : « alors la fusion du cœur ne pourrait pas être évitée à terme ». Les 9 réacteurs restants, situés dans les 4 centrales de Cruas, Paluel, Saint-Alban et Tricastin, seraient moins atteints par la corrosion : elles bénéficient d’un classement au niveau 0 de l’échelle Ines. Quelle est la nature du risque ? En cas de séisme (certaines centrales comme Fessenheim sont construites dans des zones à risque) les tuyauteries ... Lire la suite
Comment EDF compte prolonger la vie de ses centrales nucléaires sans que leur sécurité puisse être validée.

Comment EDF compte prolonger la vie de ses centrales nucléaires sans que leur sécurité puisse être validée.

Le 7 novembre dernier Nicolas Hulot annonçait, en sortant d’un conseil des ministres, qu’il serait difficile de tenir l’engagement de réduction de 75 % à 50% à l’horizon 2025 de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Pourtant cet objectif était inscrit dans la loi de transition énergétique votée en 2015. E. Macron en avait fait un des engagement de sa campagne. Alors que se passe-t-il ? Comment une loi votée en 2015 peut-elle voir un de ses objectifs principaux périmé en 2017 ? Cela fait pour le moins désordre ! Ce « rétropédalage » de nos gouvernants, assorti d’une communication massive le présentant comme un choix rationnel, tout en brandissant la menace d’un retour aux centrales à charbon polluantes en cas de manque d’électricité « nucléaire », serait-il une nouvelle péripétie du rapport de force opposant le lobby de l’industrie nucléaire à l’État ? EDF dont l’État détient 83,4 % des actions, semble n’en faire qu’à sa guise : ainsi, dans une opacité complète et en toute discrétion, EDF va prolonger la vie de ses centrales au-delà de 40 ans sans que l’examen complet de sûreté, obligatoire à ce terme, soit effectué par les services de l’État ! Les données du problème : Sur les 58 réacteurs actuellement en service, 34 dépasseront les 40 ans avant 2025. Cette limite d’âge n’était pas fixée lors de leur construction, mais l’observation de leur usure suite aux contraintes dont elles étaient l’objet, a conduit les autorités à fixer cette échéance de ... Lire la suite
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Nucléaire, chronique d’un désastre annoncé  – Le traitement des déchets nucléaires n’est toujours pas maîtrisé

Les déchets radioactifs produits par la filière nucléaire, qu’ils soient de durée de vie courte ou longue, d’activité faible, moyenne ou forte, posent de plus en plus de problèmes en raison de leur accumulation. Les solutions de stockage provisoire atteignent leurs limites et la question de leur stockage définitif est loin d’être résolue, faute d’avoir été prévue à temps. Des déchets à faible activité stockés à Malvési, aux déchets fortement radioactifs et à longue durée de vie destinés au centre CIGEO de Bure (Meuse), les solutions avancées par les opérateurs de la filière nucléaire et par notre personnel politique relèvent des mêmes erreurs, de la même impéritie ... Lire la suite
Nucléaire : l'usine Framatome du Creusot peut redémarrer

Nucléaire : l’usine Framatome du Creusot peut redémarrer

L’usine Creusot Forge, qui avait été fermée à la suite d'une longue série d’irrégularités et de malfaçons concernant des composants et équipements des centrales nucléaires françaises, a été autorisée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à reprendre son activité sous la surveillance de cette autorité ... Lire la suite
Nucléaire, chronique d’un désastre annoncé (suite)

Nucléaire, chronique d’un désastre annoncé (suite)

Les incidents continuent… A peine avions-nous publié dans notre édition du mois dernier un article annonçant que l’ASN avait donné son feu vert pour la remise en service, sous sa « surveillance renforcée »(*), de l’usine Framatome / Creusot forge (ex AREVA NP), que l’on apprenait que des défauts avaient été détectées sur 38 des 66 soudures réalisées sur le circuit qui évacue la vapeur des générateurs vers la turbine de l’EPR en construction à Flamanville. Rappelons-nous que l’usine Creusot Forge avait été fermée suite à la détection d’irrégularités et malfaçons sur de nombreuses pièces fabriquées pour les réacteurs des centrales nucléaires françaises ainsi que pour le futur EPR de Flamanville. On peut se demander devant l’étonnante répétition de problèmes et d’accidents accumulés ces dernières années, si nous disposons encore des « savoir faire » nécessaires au « bon » fonctionnement de la filière nucléaire française. D’incidents en incidents celle-ci semble s’enfoncer dans le chaos tandis qu’une information parcimonieuse ou orientée distrait l’attention du public. Paradoxalement, la communication présidentielle vante les performances de l’industrie française : le président Macron, lors de son voyage en Inde, aurait obtenu de ce pays la quasi-commande de 6 centrales EPR ! Ainsi les contorsions et contradictions des autorités gouvernementales, mais aussi des parties prenantes de la filière nucléaire française, ne font que renforcer l’inquiétude : serions- nous en présence d’un « train fou », sans conducteur, que personne ne sait plus arrêter ? Les « incidents » récents EPR de Flamanville EDF, client de ... Lire la suite
Nucléaire - Chronique d'un désastre annoncé (suite)

Nucléaire – Chronique d’un désastre annoncé (suite)

On voudrait que la longue théorie des pannes et incidents se calme : il n’en est rien. Une fois de plus, il est question de soudures défectueuses à l’EPR de Flamanville. Cette fois–ci, ce ne sont plus 38 soudures comme au mois de février dernier, mais 150 nouvelles soudures réalisées sur le circuit secondaire du générateur de vapeur qui sont mises en cause et qui pourraient présenter « des écarts de qualité » selon le langage châtié pratiqué dans le monde officiel du nucléaire. Cette découverte remonte à la fin du mois de mars 2018. Elle a été faite par EDF dans le cadre de la « visite complète initiale » en cours, avant la mise en service de l’installation prévue fin 2018 ... Lire la suite
Des nouvelles de Fessenheim !

Des nouvelles de Fessenheim !

Note de la rédaction : Certaines nouvelles qui concernent des sujets sensibles sont souvent traitées avec une extrême discrétion par les médias de formatage de l’opinion. Le Clairon essaye à la mesure de ses modestes moyens de diffuser ces informations « oubliées ». La centrale de Fessenheim est située au bord du Rhin qui fait frontière avec l’Allemagne dont la population est elle aussi « aux premières loges »… Péniche devant la centrale nucléaire EDF de Fessenheim (vue du coté allemand) « Wasser und Brot gegen den Strahlentod. » – Au pain sec et à l’eau contre la mort radioactive… Des membres du collectif de veille (Mahnwache) de Breisach ont jeûné sur la Neutorplatz (Place de la nouvelle porte) pendant une semaine du 23 au 30 avril pour protester contre la remise en service du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Une information permanente sur la situation actuelle de la centrale a été donnée jour et nuit. Ce réacteur était arrêté depuis 21 mois à la demande de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) pour un défaut de conception d’un générateur de vapeur. Et voici que 3 mois avant le délai de 24 mois qui aurait sonné l’arrêt définitif de ce réacteur, l’ASN autorise EDF à redémarrer. Il s’agit évidemment de faire croire que la centrale est en parfait état de marche, justifiant ainsi la revendication de l’exploitant d’un dédommagement à hauteur de 490 millions d’euros, payés par le contribuable. Pendant une semaine le jeûneur Gustav Rosa n’a ingéré aucune autre nourriture que du pain ... Lire la suite
Nucléaire, chronique d’un désastre annoncé (suite)

Nucléaire, chronique d’un désastre annoncé (suite)

Démantèlement des centrales nucléaires : comment est-il financé ? Démanteler une centrale nucléaire est, on s’en doute, une opération extrêmement complexe et de très haute technicité, encadrée par des règlementations nationales et internationales très strictes. Leur but est que le site démantelé retourne à un état ne présentant aucun risque pour la population et pour l’environnement. Rappelons que, pour le moment en France, douze réacteurs ayant servi à la production d’électricité sont en cours de démantèlement. S’il est relativement aisé de réaliser la déconstruction des bâtiments annexes, il n’en est pas de même pour le cœur des réacteurs et, à l’heure actuelle, aucun cœur de réacteur n’a encore été définitivement démantelé (*1). Bien entendu cette complexité technologique implique des coûts très importants. Les estimations de ces coûts diffèrent selon les parties concernées (EDF, Cour des Comptes, ONG Sortir du Nucléaire, Assemblée Nationale, etc.). Ce flou sur le coût réel du démantèlement de nos centrales est dû à l’histoire de la filière nucléaire française. Celle-ci a été lancée dans l’euphorie générale, sans que des études sérieuses aient été faites à l’époque sur les questions relatives au traitement et au démontage des réacteurs en fin de vie. A l’heure actuelle on ne peut qu’extrapoler les coûts à partir d’exemples étrangers, lorsque ces réacteurs sont de technologies comparables… Démolition de la tour de refroidissement centrale nucléaire de Trojan (Oregon) Un rapport de la Cour des Comptes, paru en 2015, estime le coût de démantèlement des centrales à 87,2 Milliards € (estimation 2013), tandis ... Lire la suite

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