Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité, face à la catastrophe écologique et sociale.

Aurélien BARRAU
Ed. Michel Lafon, 2019, 143 p.

Cette critique prolonge celle rédigée précédemment par J.P. Vialle pour le  livre de Fred Vargas, « l’humanité en péril » parue dans le « Clairon de l’Atax   du mois de décembre 2019

 

 

Ce petit ouvrage fait suite à l’appel signé par 200 personnalités (scientifiques, artistes, philosophes, écrivains) paru dans le journal Le Monde du 3 septembre 2018.

C’est un véritable cri d’alerte lancé par A.Barrau, (astrophysicien au CNRS et professeur à l’Université de Grenoble-Alpes) face à l’agonie de notre monde.

 

 

 

Le mot est lâché, on parle bien d’agonie.

  • le constat  :
    La 6e extinction massive de l’histoire de la terre est en cours : disparition des espèces, de moins en moins de vivants sur terre ; déforestation, pollution qui tue 3 fois plus que le sida, agriculture intensive qui entraîne la chute de la biodiversité, amplitude du réchauffement, dégel du permafrost ; 89 millions d’humains supplémentaires chaque année à nourrir…
  • ébauche de solutions :
    Diminution de la consommation (dont celle de la viande), partage des richesses, multiplication  des aires marines et terrestres  protégées, fin de la dépendance à l’automobile, politique volontariste pour une agriculture biologique, migration d’urgence vers des énergies non carbonées. A. Barrau liste ensuite les « petits gestes du quotidien » qui peuvent améliorer tant soit peu les choses, même s’il reconnaît qu’il est bien tard.

Au niveau politique il y a de nombreuses et urgentes mesures qui s’imposent ; l’auteur en dresse une liste impressionnante mais d’une telle évidence. Pour l’auteur, il faut qu’intervienne la loi afin d’enfreindre les velléités  individuelles.

DÉCROISSANCE, le mot est lâché. elle est indispensable elle implique une évolution profonde tant pour les individus que pour l’ensemble de la société : l’écologie doit être la priorité absolue de tout pouvoir politique et il nous faut redéfinir notre rapport à l’étranger, à l’animal et à la nature…
Aurélien Barrau propose des réponses succinctes  aux objections et interrogations qui lui ont été adressées, tout en reconnaissant qu’il n’est guère optimiste, d’autant que le traitement médiatique de cette crise écologique est d’une grande indigence.

Ce petit ouvrage, sorte de manifeste désespéré pour la prise en compte de l’urgence climatique, ne manquera pas de susciter de l’angoisse chez certains ; du déni catégorique chez d’autres. Mais ce manifeste devrait être mis entre les mains de tous les politiques qui s’affairent actuellement en vue des élections municipales de mars prochain.
Pour A.Barrau : « il ne devrait pas y avoir de ministre de l’écologie, il devrait être le Premier ministre, le Président… ». On mesure l’abîme qui nous sépare actuellement d’une telle prise de conscience !

Catherine Burger pour le Clairon de l’Atax le 10/01/2020

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