Où en est le débat sur l’usine nucléaire de Malvési : un courrier d’André Bories (Rubresus).

Bonjour,

La crise climato-environnementale actuelle soulève les légitimes inquiétudes des populations et acteurs économiques face aux pollutions et impacts sur le climat.

A Narbonne, le site industriel nucléaire de Malvési Narbonne est depuis plusieurs années l’objet de préoccupations tant du fait de projets : TDN, NVH/dioxyde d’uranium, que de ses activités passées et actuelles comme l’un des principaux sites mondiaux de purification d’uranium. Malvési produit 25% de l’uranium mondial et a produit depuis 60 ans 500 000 tonnes d’uranium. Ce bilan s’accompagne de plus d’un millions de tonnes de déchets (boues et effluents concentrés radioactifs nitratés) toujours présents sur le site narbonnais implanté au cœur du vignoble languedocien, ainsi que de rejets massifs de polluants atmosphériques (uranium, oxydes d’azote, solvants et composés volatils, particules fines).

Les vignerons du Narbonnais engagés dans une démarche de qualité et d’excellence ont fait part de leurs grandes préoccupations lors de l’instruction de la demande d’autorisation de l’installation TDN de traitement des déchets liquides radioactifs nitratés stockés en bassins. Ainsi le Conseil Interprofessionnel des Vins du Languedoc (CIVL) a fait procéder à huit expertises du projet TDN par des scientifiques de premier plan sur les différents impacts environnementaux. Le préfet ne les a malheureusement pas prises en compte et a donné son autorisation d’exploitation sur la base d’expertises controversées qu’il a commanditées.

Le CIVL vient de publier (septembre 2019) une contribution (1) au débat national sur les déchets et matières de la filière nucléaire (Plan National de Gestion des Déchets et Matières Radioactives PNGMDR) dont un débat a été consacré le 6 juin 2019 à Narbonne aux déchets d’Orano Malvési. (2)

La contribution du CIVL complète celle de RUBRESUS présentée au débat le 6 juin. (3)

Elles développent les motivations argumentées d’un refus général du projet TDN et plus largement des autres projets (NVH) et activités polluantes de ce site par la population et par le principal acteur économique.

Cela doit inciter toute la population et la filière vitivinicole à poursuivre et intensifier leur mobilisation pour le refus du projet TDN.

André Bories, Président de Rubresus

 

Site de Rubresus : http://www.rubresus.org/

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Notes:
  1. Malvési Cahier_d_Acteur_n_57 1_CIVL
  2. PNGMDR-narbonne-06062019-CR intégral discussions
  3. Malvési Cahier_d_acteur_n_11_Rubresus

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