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Comment sauver un peuple qui ne veut pas l’être, qui se vautre dans la reproduction du même, si peu ambitieux qu’il se contente d’attendre que l’État providence règle tous ses soucis ? Qu’il est dur pour les ″élites″ qui le gouvernent de trainer derrière elles le poids mort de tous ces gens qui ne sont rien, qui ne veulent rien, sinon consommer les médiocrités qu’on leur jette en pâture et réclamer toujours plus d’argent en échange d’un travail médiocre, dépassé et si peu productif. Difficile dans de telles conditions de faire décoller la ″Start-up Nation″.
Pourtant il est urgent de sortir de ce marasme, sous peine de rétrograder encore dans la hiérarchie des grandes nations. Pour faire du neuf il faut détruire toutes ces pesanteurs bureaucratico-démocratiques qui freinent, voire empêchent la dynamique schumpetérienne de destruction créatrice, seule issue pour redonner une vigueur économique à notre société.
Partout dans le monde, les institutions démocratiques, montrent leurs limites : elles sont devenues contreproductives et entravent la nécessaire marche du progrès et de la croissance. Tous les grands pays qui réussissent sont dotés d’une gouvernance autoritaire, malheureusement en France les institutions démocratiques sont encore solides. Leur porter atteinte trop brutalement, risque de mobiliser une horde de ″Gaulois réfractaires au changement″ et de retarder la nécessaire ″renaissance″ du pays.
Plutôt qu’une attaque frontale, à l’américaine, des institutions démocratiques, il s’agit d’employer des moyens plus subtils pour obtenir le consentement des Françaises et des Français au sacrifice.
L’état de guerre ou l’entrainement au sacrifice
La pandémie du coronavirus qui s’installe en 2020 a fourni une première occasion de déborder les instituons existantes et de limiter le fonctionnement démocratique du pays. Accompagnant un battage médiatique catastrophiste, E. Macron, avait utilisé sa fonction de chef des armées pour créer un « cabinet de défense » où il consultait et convoquait qui bon lui semblait, où il décidait ce qu’il voulait en courcircuitant les acteurs institutionnels habituels à ce genre de crise. Ainsi il aurait pu se contenter de « réunions de crise » sous les auspices des ministères de l’intérieur et de la santé, équipés pour résoudre ce genre de situation (1), mais cela ne l’aurait pas suffisamment institué dans son rôle de « chef »
Le scénario guerrier, mis en place et interprété par son acteur principal, E. Macron, a fonctionné au-delà de toute espérance puisque la population a accepté en 2020 et 2021 à 3 reprises et sans se rebiffer, au nom de la guerre au Coronavirus, de renoncer à son droit fondamental de se déplacer librement sur le territoire français. Plus fort encore : elle a exercé son propre contrôle en signant ses propres autorisations de déplacement !
La démonstration était faite : il était donc possible, avec une mise en spectacle et une communication adéquates, d’obtenir le consentement des Françaises et des Français au sacrifice (en l’occurrence de leur liberté).
Les résultats aux européennes de 2024, puis aux élections législatives qui ont suivi dans la foulée, suite à la dissolution de l’Assemblée nationale, ont été défavorable au camp présidentiel et ont confirmé la défiance grandissante de l’électorat envers E. Macron. Celui-ci, affaibli, ne disposait plus des mêmes moyens politiques pour continuer sa politique néo-libérale de déconstruction de l’État providence : le recours aux expédients devenait nécessaire…
Alors pourquoi ne pas tenter ce qui avait réussi à l’époque de la pandémie du Coronavirus ? Il fallait reconstituer un climat de guerre : cette fois l’état de crise fut proclamé au nom de la dette. Cette dette était abyssale, mortifère, destructrice de l’avenir de nos enfants, etc…La dette asséchait les moyens de l’État : en toute logique, il fallait la réduire aussi vite que possible, au prix de sacrifices demandés à l’ensemble de la population, au nom de la solidarité nationale…
Mais les temps avaient changé : E. Macron avait perdu son aura, les forces parlementaires étaient plus instables, les économistes académiques ou autoproclamés, appelés au secours de la politique de l’offre et des nécessaires sacrifices des français, se trouvaient contrés par d’autres économistes, tout aussi académiques, De plus les gouvernements choisis par E. Macron tombaient les uns après les autres. : il fallait trouver plus fort pour faire consentir le peuple aux sacrifices.
Le conflit Russo-Ukrainien était aux portes de l’Europe, à notre porte ! Le parapluie américain qui assurait notre quiétude mentale se déchirait, des drones à l’origine suspecte narguaient nos défenses. Pourquoi pas instrumentaliser cette guerre hybride en faisant peur à la population !
Mais dans ce cas, le maître de cérémonie ne pouvait plus être E. Macron à qui, selon les sondages récents, seuls 11% de Français faisaient encore confiance. C’était donc à un expert de faire le job : ce fut le général Fabien Mandon, Chef d’état-major des armées, qui prononça le 18 novembre devant les maires de France réunis en congrès un discours généralement qualifié d’alarmant. Il y déclarait qu’une guerre etait possible et qu’il fallait que « le pays soit prêt dans 4 ou 5 ans » et qu’il faudrait « accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement » !
Et voilà posé à nouveau, dans une mise en scène particulièrement anxiogène, l’appel au sacrifice !
Pour en rajouter, dans une manœuvre bien combinée, le gouvernement a publié 2 jours plus tard un guide intitulé ″Tous responsables″ qui décrit par le menu comment se préparer en cas d’imminence de conflit. Dans ce document destiné à l’ensemble de la population, tout est prévu : de la lampe de poche au nombre de bouteilles d’eau minérale en passant par l’aspirine !
La peur déclenchée par l’annonce du général qui forcément devait savoir de quoi il parlait, pouvait ainsi être confortée par un élément bien réel familier à l’univers de tout un chacun.
Des responsables politiques ont dénoncé cette mise en scène qui ne correspondait pas aux usages démocratiques de notre pays, où c’est habituellement au chef d’État, chef des armées, à qui revient ce genre d’annonce, en général précédée d’un débat parlementaire. Mais la vraie question est de savoir si elle aura été efficace ?
La menace d’une guerre imminente, sera-t ‘elle suffisante pour faire peur aux Françaises et aux Français. Pourra-t-elle leur faire oublier les sacrifices qui leurs sont demandés au prétexte de la réduction de la dette, alors qu’en même temps E. Macron et ses affidés se préparent à ajouter 117 milliards en plus au budget de la défense d’ici 2030 !
Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 20/11/2025
Notes
- cf. les plans Orsec, Blanc, Bleu, Biotox, Piratome, etc., avec les préfets, les SAMU, les hôpitaux, les sapeurs-pompiers militaires et civils, le SSA (Service de santé des armées) et sa Pharmacie centrale, et le support de la médecine de ville, du réseau des pharmacies, des gendarmes et policiers[↩]




comme tu écris bien !
je retrouve ta trace et suis bien content de te voir toujours aussi actif
un jour peut etre ?
amicalement
david lamberger
Ouaip j’ai enregistré ton mail je t’écris