Espoirs en déroute…des routes d’espoir : un poème de David Wicker

Photo David Wicker

Frères et sœurs humains, les nuages zèbrent le bleu d’un ciel aujourd’hui lourd. 
La première étape est de dire oui, tout simplement car nous n’avons plus le choix. Et de cette acceptation même douloureuse se mettre en route, s’avancer, oser le regard dans le vide, le plongeon dans l’incertitude, dans l’impossibilité et les possibilités. 
Toutes les fractions de secondes quelque chose meurt, toutes les fractions de secondes quelque chose vient, nait, progresse et grandit. De par le monde nous naissons, de par le monde nous mourons et mourrons. 
Le repli, l’avenir incertain, le demain beaucoup trop loin, le hier comme un vaste et mémorable souvenir et l’aujourd’hui. Vivre aujourd’hui ; chacun dans son coin mais tous ensemble relié par une même réalité vague et aux contours flous. Un avant-goût de fraternité ?

Rien. Absolument rien ne dure, ni les peines, ni les joies, ni les choses, ni les gens. Tout n’est qu’en perpétuel changement, offrant aux espoirs le plus grand des espaces, indiscutable et infini.
La terre tourne autour du soleil et les vies autour des vies. 
« Et peut-être le destin viendra-t-il souffler nos maisons l’une après l’autre, et nos corps et nos amours, jusqu’à ce que nous soyons capables d’aimer tout… Des semaines, des jours qui passent, des corps qui marchent, des corps qui meurent, des cœurs qui croient aimer, des heures et des heures pour parer, nourrir, vêtir. Où est la minute vraie, la minute vaste, pour rien, pour la joie d’être ? »

Ayons conscience ! Dans les minutes qui s’avancent soyons présents, pleinement, totalement. 

Chercheur d’un or sans visage, marin des eaux sans rivages, tu es cette semence florissante capable de soulever le poids du monde, capable de briser l’immobile. Dans les éclaboussures d’étoiles tu parcours l’existence. A travers des ruelles d’espérances tu tisses la toile qui emprisonnera tes mensonges. Tes ailes de cire deviendront plumes lorsque tu auras goûté le fruit de l’être. Et en attendant ce jour, que ta nourriture soit peuplée de sourires et de rêves, de mains tendues et d’un cœur ouvert…
Lorsque le ciel deviendra obscur,
Lorsque dans le flot des jours tu ne seras plus sûr,
Souviens-toi, oui, souviens-toi l’ami.
De tous ces frissons qui ont parcouru ton échine.
Quand la solitude deviendra un lourd fardeau
Quand l’ ici deviendra là-bas et que tu sentiras le souffle du bourreau,
Souviens-toi, oui, souviens-toi l’ami.
Que tout ce qui a été vécu n’était pas un rêve.
Même si parfois, de toi-même tu t’éloignes,
Même si parfois, les blessures témoignent,
Chante, oui chante, mon ami,
Car tout simplement tu es en vie.

Où que vous soyez, quoi que vous fassiez je vous envoie toute ma confiance et un flot d’amour. 

David

diffusé par le Clairon de l’Atax le 23/03/2020

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Publié par La Rédaction du Clairon de l'Atax

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