La Rédaction du Clairon de l'Atax

SNCF – Courte revue de documents pour mieux comprendre la situation

La grève de la SNCF, décidée pour trois mois, en réaction à un gouvernement qui affirme la nécessité absolue de réformer la SNCF sans en donner les raisons précises, donne régulièrement lieu à de nombreux reportages et commentaires dans les media.

Selon les media, les informations données ne sont pas toutes au même niveau. Certaines chaînes de télévision, notamment, se complaisent lourdement dans le constat univoque de la « prise d’otage » des usagers par les grévistes, dénonçant en creux la « gréviculture », phénomène qui serait propre à la France en général et aux personnels de la SNCF en particulier. Au cours de certains « micro-trottoirs », les « journalistes » sur le terrain vont parfois même jusqu’à induire, par des questions orientées (genre, « c’est tout de même la galère, non ?« ) le mécontentement des personnes qu’ils interrogent, alors que celles-ci ne semblent pas se plaindre excessivement du désagrément subi.

Afin de contrer les effets délétères de cette information de caniveau et de donner à ses lecteurs une vue plus large et mieux argumentée, la rédaction du Clairon vous propose de consulter articles et documents glanés dans la presse et sur l’internet sur le sujet.

Cet article vient compléter l’article du Clairon paru en avril 2018 sur le sujet.

Rapports et audits

Dans la presse gratuite

Dans la presse payante (réservé aux abonnés, mais certains articles peuvent être en accès libre)

Certes, alors même que cette revue de document ne saurait être exhaustive, nous avons conscience que l’effort de prise de connaissance est important. Mais nous considérons que c’est le prix à payer pour ne pas se laisser intoxiquer par des informations approximatives, voire fausses, généreusement dispersées par certains media, membres du gouvernement, élus ou particuliers croyant tout savoir sur tout.
Céder ou non à la facilité, telle est la question.

La Rédaction du Clairon de l’Atax, 23 avril 2018

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Malvezy – Quelques nouvelles des actions en cours

L’actualité sur le projet TDN / THOR d’ORANO (AREVA) s’était un peu tarie après la décision de la préfecture de l’Aude, en novembre 2017, d’autoriser AREVA à exploiter le procédé, malgré les nombreuses critiques argumentées de ce projet aux impacts autant prévisibles que calamiteux, tant pour l’environnement que pour la santé des populations environnantes.

Depuis, les associations et les riverains ne sont pas restés inactifs:

  • les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont déposé, le 30 mars 2018, un recours au tribunal administratif de Montpellier (voir ici) et rappellent qu’une marche silencieuse est organisée à Narbonne le premier dimanche de chauqe mois (prochain rendez-vous le 5 mai 2018),
  • l’association TCNA projette aussi de déposer un recours, mais a besoin d’un financement pour ce faire (voir ici),
  • le collectif audois « Sortir du Nucléaire » (SDN 11) a organisé, le 24 mars 2018, une réunion d’information à laquelle plusieurs centaines de personnes éraient présentes. En suivant ce lien, vous pourrez retrouver les diverses présentations qui ont été faites autour de ce sujet.

De plus, le mensuel en ligne CQFD a publié un article sur le sujet (« Déchets nucléaires près de Narbonne : Les cobayes de Malvési« ).

Étant donnée l’attitude des élus et de la puissance publique sur ce dossier, il ne tient qu’à nous tous de faire en sorte que la mobilisation ne s’éteigne pas.

La Rédaction du Clairon de l ‘Atax, 30 avril 2018

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Gazoduc STEP/MIDCAT: des députés européens demandent un retrait du projet

Le Clairon avait publié dans ses colonnes un article (voir ici) sur un projet de gazoduc transfrontalier qui traversait l’Aude.

Nous reproduisons ci-dessous un courrier relatif à cette affaire, adressé récemment à Emmanuel Macron par des députés européens à l’occasion de sa visite au Parlement européen à Strasbourg.

La Rédaction du Clairon de l’Atax, le 20 avril 2018

Bruxelles, le 17 avril 2018

Monsieur le Président,

Comme vous le savez, le projet de gazoduc transfrontalier STEP/MIDCAT prévoit de relier les réseaux de gazoduc des deux côtés des Pyrénées et devrait courir d’Hostalric en Catalogne à Barbaira en Occitanie, sur une longueur de plus de 200 kilomètres. Il s’agirait d’acheminer le gaz algérien via l’Espagne au reste de l’Europe et inversement du gaz norvégien et russe vers la péninsule ibérique.

Coûts exorbitants et opaques, impact environnemental désastreux, contradiction manifeste avec les engagements pris à la COP21… les raisons d’abandonner une telle initiative ne manquent pas. Des collectifs citoyens sont ainsi mobilisés des deux côtés de la frontière, et des assemblées locales à l’image de l’assemblée départementale des Pyrénées Orientales s’opposent à la poursuite du projet. Le gouvernement français précédent d’ailleurs l’avait abandonné car il n’était pas convaincu du bénéfice pour les consommateurs et l’environnement.

Interpellé, votre gouvernement par la voix de Nicolas Hulot a fait savoir que pour éclairer la décision de réaliser ou non ce projet, des études techniques et économiques d’évaluation étaient actuellement menées, notamment par la Commission européenne. Cependant, cette dernière a récemment fait savoir son refus d’informer le public « compte tenu du caractère commercial » du document et en précisant que toute diffusion de l’étude pourtant financée sur fonds public devait recevoir au-préalable « l’accord du promoteur du projet » !

A l’occasion de votre venue à Strasbourg pour vous adresser au Parlement européen et rappeler la nécessité pour les pouvoirs publics de tenir compte de l’avis des populations dans la formulation de politiques publiques, nous vous demandons donc d’une part d’obtenir de la Commission qu’elle publie cette étude, et d’autre part de signifier à votre homologue espagnol votre opposition au projet STEP à l’occasion du Sommet franco-espagnol qui se tiendra bientôt en France.

Comptant sur votre intervention, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération

Marie-Pierre Vieu, Michèle Rivasi, Xabier Benito Ziluaga, Marina Albiol Guzman, Eva Joly, Karima Delli, Florent Marcellesi, José Bové, Pascal Durand, Yannick Jadot, Ernest Urtasun

Membres du Parlement européen

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La recette du baume ayurvédique

Recette du baume ayurvédique par Marie Angèle

Ingrédients

  • 1 bâton de cannelle (surtout pas en poudre)
  • 2 bâtons de curcuma (rhizomes)
  • 5 cm de gingembre frais, émincé (rhizome)
  • 2 c..à soupe de romarin frais
  • 200 ml d’huile de sésame bio
  • 25 g de cire d’abeille bio

Si l’odeur ne vous convient pas, vous pouvez ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle de son choix (demandez conseil à votre herboriste).

Préparation

  1. Mettre au bain-marie le romarin, les épices et l’huile de sésame.
    Faire infuser l’ensemble à feu très doux pendant 2h00
  2. Filtrer et jeter les plantes.
  3. Conserver l’huile enrichie par les infusions du romarin et des épices et la remettre à chauffer en lui ajoutant la cire d’abeille.
    Remuez doucement jusqu’à ce que la cire fonde dans sa totalité.
  4. Transvaser la préparation dans un pot en verre (au préalable stérilisé) en étiquetant la date de préparation (la conserver jusqu’à 2 ans).
    La préparation va se solidifier très rapidement.

 

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Ecolocal – Une démarche à suivre

Ecolocal a été créé en 2008 par des habitants de l’Aude d’origines professionnelles diverses. Ses fondateurs se sont rassemblés autour de l’idée que, face à l’inexorable changement climatique qui allait affecter profondément notre territoire mais aussi notre société, il devenait urgent de mener une réflexion prospective sur l’évolution de notre condition d’habitants.

Cette réflexion, du fait même de son objet, devait d’abord être menée par les principaux intéressés : les habitants.

Ecolocal s’est donné comme but de les informer, de les réunir, de les rendre acteurs du changement en contribuant à une prise de conscience commune des problèmes posés et en facilitant le dialogue entre habitants et institutions…

Cette idée a été développée et concrétisée en 2014 par le projet Futur Narbona, qui vise à la co-construction du territoire de la Narbonnaise par et pour ses habitants. Cette démarche de réflexion des habitants sur le devenir de leur territoire devient d’autant plus nécessaire qu’il est particulièrement exposé aux changements climatiques.

L’association Ecolocal, qui mène le projet Futur Narbona, est animée par Joël Aubé, assisté d’Amandine Carpentier, de Manon Feireira et de Carole Lalouelle : une petite équipe fortement engagée.

Ecolocal est devenu un acteur dynamique du territoire qui intervient de multiples manières : journées d’information / sensibilisation, conférences, séminaires, émissions de radio, travaux universitaires, etc., mais aussi en menant des actions concrètes sur le terrain (réflexion avec des lycéens de Narbonne sur ce que c’est « habiter », actions avec les habitants de cités HLM sur le devenir de leur habitat, etc.). Il s’agit de créer du lien dans le cadre d’une réflexion / action, associant les habitants, les chercheurs, les universitaires, les associations, les pouvoirs publics…

Ecolocal participe aux manifestations organisées à l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre et consacrées au dérèglement climatique, qui se sont tenues à Narbonne le 22 avril 2018, au Jardin de Saint Paul.

Une exposition de photos, réalisée à l’initiative d’Ecolocal par des élèves du collège  Victor Hugo, du lycée Louise Michel et des écoles élémentaires Jean Jaurès et Montmorency et reflétant leur vision de la Narbonnaise est ouverte au public, du 25 mai au 3 juin prochains à l’Office du Tourisme de Narbonne et à l’Ostal Occitan.

Il faut espérer que le travail considérable effectué par Ecolocal trouve enfin un écho auprès des élus de la Narbonnaise. Il est inquiétant et désolant de constater qu’aucun élu n’a jugé bon de participer au Séminaire des 29 et 30 mars dernier, alors qu’y figuraient des représentants du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, des chercheurs et des universitaires venus des 4 coins de la France.

Ignorance des règles élémentaires de courtoisie ? Méconnaissance de l’importance des questions traitées ou crainte d’être dépassés ?…

 

La Rédaction du Clairon de l’Atax, le 19 avril 2018

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Malvési : quelles leçons tirer du scandale de l’incinérateur de Vaux le Pénil ?

Vaux le Pénil est un commune de la communauté d’agglomération de Melun / Val de Seine qui pendant 28 ans  a été soumise aux fumées d’un incinérateur construit sur son territoire. Le tribunal correctionnel de Paris vient de condamner mardi 6 mars 2018 l’exploitant, en l’occurrence la communauté d’agglomération, à une amende de 250.000 € dont 50.000 avec sursis (*1) pour mise en danger de la vie d’autrui et poursuite d’exploitation d’une installation classée non conforme…

L’incinérateur mis en cause avait rejeté pendant 28 ans des fumées chargées en dioxine (*2). Les quantités de dioxines mesurées dépassaient de 2.200 fois la norme !

Cheminées d’incinérateur

Cette pollution atmosphérique a été reconnue comme cause de nombreux cancers dont certains mortels, c’est pourquoi le tribunal a attribué plus de 3 millions € de dommages et intérêts aux 165 riverains plaignants exposés à cette pollution. D’autre part la commune voisine de Maincy, dont le maire avait porté plainte, a obtenu 15.000€ au titre du préjudice écologique subi.

Pendant des années les autorités responsables, interpellées de nombreuses fois par les riverains et leurs élus, avaient nié l’évidence de cette pollution et donc un lien de causalité avec la multiplication anormale des cancers dans le voisinage de l’incinérateur.

L’affaire de Vaux le Pénil et le dossier de l’incinérateur Thor à Malvési présentent d’inquiétantes similitudes, à commencer par la dénégation par les autorités responsables du caractère dangereux des pollutions atmosphériques produites par les dispositifs d’incinération.

A Malvési c’est toute la procédure d’instruction du dossier  (Permis de construire et autorisation de mise en service)  qui pose question sur le fond comme sur la forme.

Sur le fond : est-il raisonnable que l’exploitant pétitionnaire constitue à lui seul le dossier technique présenté à la décision des autorités responsables ? N’y a-t’il pas conflit d’intérêt ? – – Lors de l’enquête publique, le dossier présenté par l’association Rubrésus qui détaillait les émissions polluantes et alertant sur les dangers du dispositif Thor, a t’il été suffisamment étudié et pris en compte par l’autorité décisionnaire ? En tout cas cette autorité n’a fourni aucune contre-argumentation technique, sinon l’opinion lapidaire de 2 experts, réputés impartiaux, choisis par le seul préfet Alain Thirion.
Des arguties procédurières ont empêché que le travail de 6 autres experts, aux compétences scientifiques reconnues et commis par le CIVL (*3), soit suffisamment diffusé et étudié et qu’il soit présenté et examiné par la Commission Départementale de l’Environnement, des Risques Sanitaires et Technologiques pour contribuer à la décision finale d’autorisation ou de rejet.

Face à des conditions d’instruction et de délibération aussi chaotiques, l’opposition au projet Thor d’Areva/Orano, loin de se désagréger s’est au contraire renforcée et structurée. (*4)

En février 2018 l’association TCNA (Transparence des canaux narbonnais) a chargé Me Arnault Noury, un avocat de Lille spécialisé en droit public, de constituer un dossier pour  «mener toutes les actions nécessaires, susceptibles d’aboutir à l’annulation de l’arrêté préfectoral du 8 novembre 2017».

Le 8 mars 2018 les associations RUBRESUS et Col.e.r.e (Collectif pour l’environnement des riverains Elisyques à Narbonne) ont déposé un recours en annulation auprès du tribunal administratif de Montpellier contre l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de l’installation TDN (*5) au sein de l’usine Comurhex d’Areva/Orano. Le cabinet -Atmos Avocats- de Paris, spécialiste des questions d’environnement industriel, d’environnement et santé, de protection de la nature, a été mandaté par ces deux associations pour le représenter.

Le 24 mars 2018, à 15 heures, au palais du Travail de Narbonne salle Elie Sermet, les collectifs COVIDEM (Collectif de Vigilance des Déchets de Malvési) et SDN 11 (Sortir du Nucléaire Aude) organisent un ensemble de réunions d’information et de travail en réaction à l’arrêté préfectoral précité…

La force de ces réactions de la société civile a probablement été sous-estimée par les autorités. Mais les temps changent : on peut difficilement imaginer que dans la France de ce début du 21éme siècle des intérêts industriels et financiers prennent le pas, avec l’aval de l’Etat, sur la préservation de la santé et de la sécurité du public.

La question soulevée par le projet TDN d’Areva / Orano ne relève pas seulement d’une tentative de solution au stockage des déchets produits depuis plus de 50 ans par l’usine Comhurex de traitement du minerai d’uranium importé par la France. Elle pose la question fondamentale de la présence d’une telle usine au cœur de l’agglomération narbonnaise.

En matière d’urbanisme et d’aménagement territorial, la présence de l’Usine Areva / Orano de Malvési constitue un sérieux problème posé au développement inéluctable de l’agglomération narbonnaise. Lui adjoindre un nouvel équipement qui augmenterait la dangerosité de l’usine, semble totalement contre-indiqué.

La rédaction du Clairon de l’Atax le 15/03/2018

 

(*1) Source AFP

(*2) Dioxines = Les dioxines constituent un groupe de composés chimiquement apparentés qui sont des polluants organiques persistants dans l’environnement.
Dans le monde entier, les dioxines sont présentes dans l’environnement et elles s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans les graisses animales.

  • Plus de 90% de l’exposition humaine passe par l’alimentation, principalement la viande, les produits laitiers, les poissons et les fruits de mer. De nombreuses autorités nationales ont mis en place des programmes pour surveiller l’approvisionnement alimentaire.
  • Les dioxines sont très toxiques et peuvent provoquer des problèmes au niveau de la procréation, du développement, léser le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers.
  • En raison de l’omniprésence des dioxines, tous les êtres humains sont confrontés à une exposition de fond qui ne devrait pas avoir d’effet sur la santé. Néanmoins, en raison de leur potentiel toxique élevé, il faut faire des efforts pour réduire les niveaux actuels de l’exposition de fond.
  • La prévention ou la diminution de l’exposition de l’être humain marchent le mieux en prenant des mesures à la source, c’est-à-dire en instaurant un contrôle rigoureux des processus industriels pour réduire la formation de dioxines.

 (Source OMS, Organisation Mondiale de la Santé.
Lien : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/ )

(*3) CIVL =  Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc

(*4) Ndlr : Les processus participatifs, fondés sur l’idée que l’information du public et sa participation à la décision pouvaient contribuer positivement à l’acceptation d’un projet et à son bon fonctionnement, ont été souvent dévoyés par les maîtres d’ouvrage (information indigentes, réunions bâclées et restreintes, choix délibéré d’organisations ou représentants non représentatifs du public, etc.). Dans beaucoup de cas la participation du public sous des formes légalement prescrites, était réduite à des simulacres.
           Actuellement la société civile dispose de compétences techniques de qualité et les mobilise de plus en plus face aux maîtres d’ouvrage publics ou privés remettant ainsi en cause les mauvaises pratiques développées dans les processus participatifs.

 

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A propos du projet CIGEO d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure

A propos du projet de Bure

Est-ce être un citoyen responsable que de s’opposer au projet d’enfouissement des déchets radioactifs à l’étude à Bure ? Ma réponse est NON tant que ne sera pas démontré qu’il existe une autre solution, meilleure sinon parfaite.

Il ne s’agit absolument pas d’une situation comparable à Notre-Dame des Landes, où il y avait un vrai projet de développement du bocage et où il existait une solution alternative réelle.

1 – Que valent les arguments avancés contre Bure ?

  • « Échec de l’enfouissement dans des carrières de sel« : la comparaison n’est pas pertinente puisque le sel attire l’eau ce qui est le contraire pour l’argile qui est imperméable à l’eau,
  • « Risque d’incendie« : les colis identifiés comme inflammables ne seront pas admis à Bure tant que les organismes qui en sont actuellement responsables ne les auront pas reconditionnés dans les règles,
  • « Enfouissement trop profond« : s’il existait une solution pour enfouir les déchets à une moindre profondeur, pourquoi étudie-t-on Bure ? Si cette solution existait, pourquoi imagine-t-on que l’on pourrait plus facilement qu’à Bure ressortir les déchets enfouis à une moindre profondeur ?
  • « Attendre la découverte d’un procédé de traitement« : le procédé est connu ! Il consiste à « réinjecter des neutrons dans les déchets » mais l’opération exige une énergie supérieure à l’énergie produite par le processus qui a conduit à leur création !! L’espoir est vain d’une telle mise en œuvre.
  • « Stocker en surface« : cette solution ne serait-elle pas plus vulnérable aux agressions et attaques que l’enfouissement souterrain ? Serait-elle admissible par les populations riveraines?

2 – Quelle est notre responsabilité face à la gestion des déchets nucléaires ?

Dès lors, la question fondamentale est de savoir comment nous assumerions la responsabilité considérable que nos parents nous ont léguée en lançant l’industrie nucléaire française comme source majoritaire de production d’électricité ?

C’est une question de responsabilité citoyenne que nous n’avons pas le droit d’enfouir et encore moins d’évacuer. Parce qu’elle est une question de bon sens que nos concitoyens partagent peut-être, ou peuvent partager ?

Pierre Lefèvre, le 12/03/2018

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Communiqué de la Confédération paysanne de l’Aude

PAC Surfaces pastorales
N’éliminez pas les éleveurs !

Image ministère de l’agriculture

L’équipe de rédaction du Clairon de l’Atax a souhaité publier ce communiqué de la Confédération Paysanne qui lui semble exposer avec clarté le problème posé par les ambigüités du gouvernement actuel quand au soutien du  pastoralisme en France.

La Confédération paysanne a mené une action le vendredi 9 mars à l’occasion du CRAEC, Comité Régional dédié aux mesures Agro Environnementales et Climatiques d’Occitanie pour exiger du Ministre qu’il soutienne le pastoralisme. C’est bien l’Etat qui est interpellé au sujet du règlement omnibus et la reconnaissance des surfaces pastorales.

Suite à un audit de la Commission européenne, remettant en cause les contrôles administratifs sur les surfaces pastorales, le ministère de l’agriculture pourrait baisser les aides sur ces surfaces. Une telle modification serait une catastrophe pour les paysans qui ont déjà subi l’application du prorata sur leurs aides PAC [ DPB (*), paiement vert et redistributif, ICHN(*), MAEC(*) ], ou qui vont être impactés par la sortie du zonage ICHN ZDS. La Commission européenne ne remet pas en cause les proratas mais bien les contrôles qui ne sont pas adaptés à ces surfaces. Il s’agit donc de travailler sur une méthode de contrôle adaptée aux surfaces pastorales et non d’éliminer encore plus d’éleveurs pastoraux.

Alors que le règlement Omnibus offre l’opportunité de reconnaître toutes les surfaces pastorales, dont celles ayant moins de 50% d’herbe, sur tout le territoire français, le ministère propose de l’activer sur seulement quelques départements (élargissement du zonage SPL). Cependant, ces mêmes départements seront lourdement affectés si le prorata venait à être plus contraignant.

Ces paysannes et paysans sont pourtant l’avenir d’une agriculture moderne qui permet de produire une alimentation de qualité, de garantir une activité dans des zones rurales de landes, de bruyères et de bois pâturés qui seraient laissées à l’abandon et de jouer un rôle environnemental fondamental dans des espaces parfois classés Natura 2000. En Occitanie, cela concerne des milliers d’hectares et des centaines de fermes, d’une part quasiment toutes les exploitations transhumantes utilisant des estives (individuelles ou collectives) mais également les éleveurs installés en zones intermédiaires, en piémont, en garrigues, sous bois, causses…

La gestion des aides PAC, qu’il s’agisse du dossier des SPL ou des zones défavorisées simples est catastrophique. Celle du transfert entre le premier et le second pilier est largement insuffisant pour satisfaire les aides MAEC, bio et ICHN. Le règlement Omnibus doit être appliqué en France pour reconnaitre toutes les surfaces pastorales sur l’entièreté du territoire français ainsi que les châtaignes et les glands comme ressource alimentaire pour les troupeaux. Le prorata ne peut être modifié de sorte à complexifier les déclarations des paysans et à entrainer une perte d’aide.

Pour la Confédération paysanne, il est incompréhensible et intolérable, de surcroît au regard des ambitions portées par le Président de la République, d’abandonner ces paysannes et paysans.

Contact Confédération paysanne de l’Aude : Communication : Olivier Lozat 06 31 34 84 59

 

Lexique :

(*) DPB = Droit au paiement de base. Le paiement « de base » est versé en fonction des surfaces détenues par les agriculteurs
ICHN = L’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) est une aide qui vient soutenir les agriculteurs installés dans des territoires où les conditions de productions sont plus difficiles qu’ailleurs, du fait de contraintes naturelles ou spécifiques. ICHS ZDS = zones défavorisées simples, à l’exclusion des zones de montagne.
(*) MAEC = Les Mesures agroenvironnementales et Climatiques (MAEC) permettent d’accompagner les exploitations agricoles qui s’engagent dans le développement de pratiques combinant performance économique et performance environnementale ou dans le maintien de telles pratiques lorsqu’elles sont menacées de disparition.

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Projet du Capitoul – Rubresus émet un avis défavorable à la demande de défrichement

Dans sa précédente parution, le Clairon informait ses lecteurs sur le projet de complexe œno-touristique du Capitoul, et s’étonnait de l’empressement avec lequel la municipalité de Narbonne cherchait à favoriser ce projet, non compatible avec le PLU en vigueur, au point de mettre sur pied une enquête publique, destinée à faire reconnaître un projet de tourisme de luxe comme relevant de l’intérêt général, seule condition possible pour autoriser une modification du PLU en sa faveur. Vous pouvez consulter ici notre article sur le sujet.

Depuis, nous avons appris que, sans attendre la décision finale de la municipalité de Narbonne quant à la modification du PLU, les promoteurs du projet ont déposé à la préfecture de l’Aude, le 23 novembre 2017, une demande de défrichement d’une partie de la pinède située sur le site du Capitoul, correspondant à une surface de 1,42 ha. Ce défrichement est la condition de l’implantation du hameau de 46 résidences « de standing », qui constitue une part importante de ce projet.

Les règles en vigueur imposent une consultation publique relative à cette demande de défrichement et cette consultation a eu lieu entre le 7 février et le 9 mars 2018. Le Clairon a relayé cette information sur sa page Facebook, afin d’inciter les citoyens à se prononcer sur cette demande.

L’association Rubresus, qui avait déjà émis un avis défavorable au projet, lors de l’enquête publique menée, assez discrètement, par la mairie de Narbonne, a fait connaître à la préfecture de l’Aude un avis défavorable à cette demande de défrichement.

Vous trouverez dans le document ci-dessous les arguments développés par l’association Rubresus pour motiver son avis.
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La Rédaction du Clairon de l’Atax, le 23 mars 2018

 

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Fessenheim – Malvési : même combat !

Ainsi sur la question de l’incinérateur THOR, qui doit être mis en service par AREVA / ORANO et répandre ses fumées toxiques sur l’agglomération Narbonnaise, on a pu constater la grande timidité des élus locaux, ménageant la chèvre et le choux dans une valse-hésitation discrète ! Il s’en est suivi la victoire momentanée, validée par l’État, des intérêts industriels sur le principe de précaution ménageant la santé et la sécurité des habitants.
Il en est de même pour la centrale EDF de Fessenheim, à bout de course, usée et dangereuse, dont les élus locaux contestent à présent la nécessaire fermeture au prétexte de la suppression d’emplois locaux et de la disparition de la manne financière distribuée par EDF.

Alors qu’à Narbonne les associations citoyennes, opposées à l’incinérateur cherchent les moyens de continuer le combat, leurs homologues de Fessenheim rappellent à leurs élus, dans une lettre, quels sont leurs devoirs dans le cadre du mandat qui leur a été confié.

A Narbonne comme à Fessenheim, il est temps que les citoyens rappellent aux élus quelles sont leurs responsabilités.

La rédaction du Clairon de l’Atax le 18/02/2018

Récemment, treize élus alsaciens ont récemment demandé à Sébastien Lecornu le maintien en activité de la centrale nucléaire de Fessenheim. Retrouvez ci-dessous le contenu de la lettre, qui leur a été adressée par plusieurs associations et collectifs.
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Les associations signataires :

      

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