Le poids des laboratoires pharmaceutiques dans les choix sanitaires de la France.

Le Clairon de l’Atax relaye une information des Comités de Défense et de Reconquête de la Sécurité Sociale sur les relations actuelles entre les laboratoires pharmaceutiques et le pouvoir en place.

La rédaction

 

virus-Image par fernando zhiminaicela de Pixabay

2017, le résultat de l’élection présidentielle est tombé. MACRON PRESIDENT. Acclamation de ses partisans. Le nouveau président fend la foule et embrasse une des personnes présentes. Dans la ferveur et la joie du moment, personne ne relève le geste. Et pourtant… E. MACRON donne une accolade, certainement en guise de remerciements, à Serge WEINBERG, PDG de SANOFI, qui quelques années plutôt lui avait ouvert les portes de la banque ROTCHILD. L’homme qui lui a mis le pied à l’étrier politique.

SANOFI dont le Directeur Général est Olivier BRANDICOURT, actuel Président du DOLDER, un club privé qui rassemble les 25 plus grands laboratoires pharmaceutiques au Monde, bien en cour auprès d’E. MACRON, et qui il y a moins d’un an, le 9 juillet 2019, était reçu en grandes pompes à l’Elysée.

Le 10 juillet 2020, Olivier BRANDICOURT déclare au journal LES ECHOS : « les mesures du gouvernement sont très encourageantes : hausse des prix du médicament, fonds de recherche privés abondés par la banque publique d’investissements (BPI), réduction des délais pour les mises en œuvre sur le marché ».

Retour d’ascenseur oblige, les liens entre E. MACRON et les laboratoires pharmaceutiques sont très étroits.

Un laboratoire pharmaceutique c’est quoi ?

Un laboratoire pharmaceutique ce n’est pas un simple laboratoire avec quelques chercheurs au milieu d’éprouvettes. Un laboratoire pharmaceutique c’est une multinationale du médicament, une puissance financière avec son réseau de relations et d’influences politiques, sociales, économiques. Un réseau qui comprend des médecins généralistes de villes et à la campagne, des professeurs et des chercheurs dans le milieu médical, des chefs de services des grands hôpitaux publics et privés. Car le laboratoire a besoin de tester les nouveaux médicaments, utilise les données informatiques des patients recueillis dans les établissements de santé pour orienter ses recherches. Et bien entendu la participation des chercheurs et des chefs de service d’hôpitaux n’est pas bénévole, elle est rémunérée. Bien qu’en théorie, le conseil de l’ordre des médecins interdit tous liens financiers entre laboratoires et médecins. Mais dans la pratique…

Les choix sanitaires des gouvernements et l’activité des laboratoires pharmaceutiques sont étroitement mêlés. Alors qu’à la mi-mars les bourses s’effondrent de 5 à 10 % à cause de la crise du coronavirus, QUENTIN RAVELLI dans le monde diplomatique indique   que « l’action du laboratoire pharmaceutique GILEAD grimpait de 20 % après l’annonce des essais cliniques du rendesivir contre le Covid-19 ; celle d’Inovio pharmaceuticals gonflait de 200 %, à la suite de l’annonce d’un vaccin expérimental, INO-4800. Celle d’Alpha Pro Tech, fabriquant de masques de protection, bondissait de 232 %. Quant à l’action de Co-Diagnostics, elle flambait de plus de 1 370 % grâce à son kit de diagnostic moléculaire du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2), responsable de la pandémie du Covid-19 ».

Or pour ne prendre que le premier nommé, GILEAD, ce laboratoire rémunère entre autres comme chef de service de grands hôpitaux parisiens, KARINE LACOMBE nouvelle égérie par la grâce de l’épidémie sur les plateaux de télévision en particulier BFMTV et première opposante au professeur RAOULT de Marseille.

Mais il faut savoir également que dans les actionnaires de GILEAD, il y a BLACKROCK, fonds de pension américain et conseiller du président MACRON dans sa réforme des retraites.

Ainsi, temps de guerre ou temps de paix, depuis son élection E. MACRON marche main dans la main, bras dessus, bras dessous, avec les laboratoires pharmaceutiques. Ses choix politiques sanitaires, ses projets de réformes des retraites et de la protection sociale sont guidés par les besoins financiers de ces multinationales du médicament et de la santé.

Le 6/04/2020 par Comités DRSS

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Publié par La Rédaction du Clairon de l'Atax

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