Colère et révolte pour la fête de la musique.

Free Party, Image par Free-Photos de Pixabay

Le 21 juin 2019, disparaissait Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, noyé dans la Loire à Nantes après une violente charge de police sur le quai Wilson où se tenait un rassemblement libre et festif. Le jeune homme s’était rendu à une soirée électro sur les bords de la Loire, et son corps avait été retrouvé sans vie dans le Fleuve plus d’un mois plus tard.

Deux ans sont passés, et le parquet de Rennes vient seulement d’établir que Steve était tombé à l’eau dans le même temps que l’intervention des forces de l’ordre, pour disperser le rassemblement auquel le jeune homme participait.

Ce week-end à Redon, lors s’une free party organisée en hommage à Steve, un jeune homme a eu la main arrachée par une grenade de type GM2L arme de catégorie 2 classée comme matériel de guerre, contenant 43g d’hexocire. Un journaliste indépendant, Clément Lanot, a reçu un tir délibéré de LBD dans le bras. Les Sound System ont été détruits sur place par les gendarmes à coup de haches et de masses, comme en témoignent plusieurs vidéos. Le montant du préjudice matériel est estimé entre 100 000 et 200 000 euros.

Aujourd’hui nous observons une fois de plus que la politique répressive du gouvernement d’Emmanuel Macron mutile des jeunes qui se rassemblent pour danser, créer et écouter de la musique, violente des journalistes, entrave la liberté de la presse, et détruit du matériel sonore et des infrastructures gratuitement (alors que l’ordre, semble-t-il, n’aurait pas été donné).

Ce gouvernement qui réprime la jeunesse populaire qui s’exprime et se rassemble pour faire la fête après des mois difficiles de restrictions, est le même -moralisateur et méprisant- que celui qui accorde son indulgence à Chalençon (1) et à ses amis, et abrite par ailleurs en son sein un ministre accusé d’agression sexuelles. 

Si le rassemblement était interdit en raison d’un arrêté préfectoral, c’est la méthode d’intervention d’une violence inouïe qui interpelle. Cette intervention des gendarmes et des CRS témoigne d’une répression croissante et de plus en plus violente des rave-partys : une violence gratuite et absurde, simplement pour des gens qui se retrouvent pour danser.

Voila à quoi la fête de la musique, libre et populaire, en est réduite une fois de plus cette année.

Les jeunes sont appelés constamment à voter, travailler, produire et consommer, et on les empêche de s’exprimer.
Ras le bol.

Lena Waag pour le Clairon de l’Atax le 22/06/2021

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Notes:
  1. homme d’affaire et de médias qui a transgressé le confinement

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