Extension de Port La Nouvelle : une menace pour les agriculteurs ?

Dans un communiqué diffusé le 16 juillet dernier la Confédération paysanne de l’Aude réagit au rejet par le tribunal administratif de Montpellier du recours en référé formé par de nombreuses associations contre l’extension du Port de Port la Nouvelle.

Communiqué

L’urgence et les affaires à PORT LA NOUVELLE

Le 9 juillet dernier le caractère d’urgence n’a pas été retenu par le tribunal administratif de Montpellier qui jugeait de l’opportunité de notre recours en référé au sujet de la privatisation du port de Port la nouvelle, de son agrandissement et de ses nouveaux trafics .
Pourtant l’ensemble des requérants, dont la Confédération paysanne, pense encore au contraire, qu’il y a urgence à stopper les projets qui perturbent le climat, mettent à mal la souveraineté alimentaire et détruisent l’environnement.

Photo Confédération Paysanne 11

Les responsables de ce projet seront les premiers à vous parler de l’urgence climatique, de la « maison qui brûle », de la transition énergétique indispensable …. et pourtant dans cet immense chantier nous ne savons rien des conséquences de déplacement de 11 millions de mètre cube de fonds marins, de la transformation des échanges eau douce et eau de mer, nous ne savons rien du bilan carbone des agro-carburants qui seront importés et pas plus des engrais non avoués qui vont être stockés à Port la Nouvelle, du soja d’Argentine ou du bois importé d’Amérique du sud.

Le 29 juin 2021 notre députée audoise Mireille Robert, qui n’est pas à la Confédération Paysanne, déplore dans un courrier au Ministre de l’agriculture, l’effondrement de la production céréalière dans notre région et invoque l’urgence pour sauver cette production et ceux qui en vivent. Quand nous crions notre colère face à ce nouveau port privatisé qui va permettre l’entrée de 200 à 400 000 tonnes de céréales en provenance d’Amérique du Nord, ne sommes nous pas dans l’urgence de stopper un projet qui ruine notre souveraineté alimentaire ?
L’urgence des pauvres gens et de la nature qui souffrent n’est pas celle de nos dirigeants politiques et économiques.
Notre refus de ce projet sera jugé plus tard sur le fond par la justice de notre pays, nous avons sincèrement la crainte qu’un très proche avenir nous donne raison.

 

Contacts                                       
Lozat Olivier                                                
chargé de l’animation et de la communication
06 31 34 84 59

 

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Publié par La Rédaction du Clairon de l'Atax

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