Dans ce double CD sorti en mai 2024 et présenté à nos lecteurs par Rémy Soual, Marc Hévéa a puisé dans ses souvenirs et rassemblé les moments les plus forts de ses concerts, en Occitanie mais aussi dans le reste de la France
Marc Hévéa, Optimiste, Live, Bloc-Notes Productions, Inouïe Distribution
Visuel de la couverture du double CD de Marc Hévéa
Enregistré tout au long d’une tournée à partager avec ses musiciens compagnons de route son tour de chant, Optimiste, Live, donne le champ libre aux moments saisis sur le vif d’un plaisir de jouer ensemble de Marc Hévéa à la composition et aux arrangements, sur son piano solaire, Philippe Carmona, Robin Capuano et Alexandre Boulin aux chœurs et, respectivement, aux guitares, à la basse et à la batterie…
À contre-courant des esprits en proie à la morosité, si l’artiste n’élude pas les problèmes à affronter, il affirme cependant, dès son titre inaugural de ses divers concerts, croire « Dur comme fer » que le bonheur est accessible, les solutions, possibles, la joie, à portée des mains qui la cherchent obstinément…
C’est même toute la poétique de son travail d’orfèvre de ses chansons dynamiques à l’énergie communicative comme un bain de jouvence dont le titre phare « Le métier d’optimiste » forme à la fois l’idéal ou le credo et le parti pris ou l’engagement pour une positivité à venir, comme si l’homme, derrière le compositeur, suggérait qu’il ne faut vraiment pas désespérer de l’humanité avec laquelle le meilleur serait encore à accomplir…
Cette poésie, ce combat à travers la mélodie et les mots n’est d’ailleurs pas sans évoquer au fil de son groove chaleureux, son jazz incandescent ou son blues profond, de belles références de la chanson française, comme celle de Claude Nougaro, dont la rencontre des deux êtres ne paraît pas si fortuite que des lettres d’échange de « Nos liens de chant » réunissant nos deux arpenteurs du verbe et de la musique…
Mention spéciale au grain de folie qui parcourt la chanson à la découverte de son propre moi intérieur « Y’a quelqu’un derrière » et qui n’est pas sans évoquer un autre grand frère saltimbanque, le bien nommé Jacques Higelin : « Y’a un type qui me parle dans ma tête / Et ce type qui parle c’est moi / Rien à voir avec mon enveloppe / Déjà timbré à l’adresse du cimetière le plus près / Ce type qui me parle dans ma tête / N’a pas la voix de ma voix / Il n’a pas non plus la tête de ma tête / Alors quand tu vois ma tête tu ne sais pas tout de moi » !
Rémy Soual pour le Clairon de l’Atax le 18/11/2024

