Wonder Boys

Etats-Unis / Allemagne / Royaume-Uni – 2000 – 1h50

Un film de Curtis Hanson avec Michael Douglas, Tobey Maguire, Frances McDormand, Robert Downey Jr.

 

     Quel livre ? image par Gerd Altmann de Pixabay

C’est l’histoire d’un professeur de lettres à la faculté de Pittsburgh en panne d’inspiration après un premier roman prometteur qui tisse une relation amicale avec un de ses étudiants talentueux.

Grady Tripp a publié il y a 7ans un premier roman, celui-ci a eu beaucoup de succès et a amené son éditeur Terry Grabtree à attendre avec impatience, un second roman qui tarde malheureusement à venir. Tripp est dans une mauvaise passe, sa femme l’a quitté, il anime péniblement un atelier d’écriture dans lequel James Leer, un étudiant, se distingue par son style mais est peu apprécié de ses camarades.

Les événements se précipitent quand Sara, la doyenne de l’université et accessoirement la maîtresse de Grady (dont elle est enceinte), l’invite à une soirée. Grady ira avec son nouvel ami le jeune James.

Le film, lors de sa sortie,  en 2000, n’a eu aucun succès à deux reprises. Le réalisateur et les acteurs sont tous dans une période à succès, le casting est prestigieux et le thème du film est tiré du roman éponyme de Michael Chabon qui est un best-seller. Nouvelle campagne commerciale avec la deuxième sortie en novembre, nouvel échec.

Le film obtient toutefois un Oscar avec la chanson “Things Have Changed”, composée par Bob Dylan, un ami de Curtis Hanson.

 » Wonder Boy  » signifie non seulement « un garçon merveilleux » mais aussi une personne qui s’est fait remarquer avec une œuvre talentueuse et dont le public est en attente d’une seconde œuvre qui confirmera alors son talent.

Grady Tripp est dans cette situation, il utilise un objet fétiche pour se convaincre qu’il réussira à terminer une œuvre qu’il n’en finit pas de finir, il se retrouve flanqué de ce jeune étudiant, qui ne cesse de s’inventer  des histoires et de son éditeur, gay. Il déambule dans la vie, visite des salons littéraires et évolue dans une ambiance chaotique, parfois incongrue, souvent ubuesque. Immature, éternel adolescent, il se cherche, cherche un sens à sa vie.

On retrouve un peu l’univers des meilleurs films de Woody Allen, ce milieu d’intellectuels décomplexés, cette société américaine polarisée sur le succès et la célébrité. Le tout ponctué par une musique des sixties envoûtante.

Michael Douglas qui restait persuadé que c’était l’un de ses meilleurs films, y excelle, c’est un vrai festival d’acteurs et du grand cinéma.

Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 18/04/2021

Print Friendly, PDF & Email
0

Laisser un commentaire

douze − dix =