Le boulanger de Tuchan

Une Boulangerie-Pâtisserie à ne pas manquer

Panier de pain (Image par G.C. de Pixabay)

Le pain existe depuis des millénaires, il témoigne de l’ingéniosité de l’homme. Bien avant la naissance de l’agriculture, la cueillette de céréales sauvages, leur décorticage, leur broyage, leur tamisage et leur cuisson donnèrent naissance à un aliment qui se partageait, se conservait et assurait la survie des communautés lorsque la chasse et la cueillette étaient infructueuses.
Les techniques ont évolué à travers l’histoire et selon les pays mais, peut être en raison de ses origines, le pain a acquis une place primordiale dans l’alimentation, jusqu’à être considéré comme sacré.
Dans l’antiquité grecque celui qui faisait le pain, le boulanger, était regardé comme un artiste inspiré des dieux. Le boulanger de village est l’héritier de cette histoire : on comprend à quel point son rôle peut être important.

Mais attention, j’ai dit « peut être » car il y a boulanger et boulanger !
Il y a ceux qui se contentent de réchauffer du pain surgelé, il y a ceux qui utilisent de la pâte industrielle, il y a ceux, au geste automatique et las, qui se contentent de produire des mètres de pain standardisé en rêvant à autre chose.  Doit-on les appeler boulangers ? Ne vaudrait-il pas mieux les qualifier de « commerçants de pâtes cuites » ?

(Photo Christian Haerrig)

Le boulanger de Tuchan mérite pleinement son titre
Fabien Meiler ne fabrique pas, il ne produit pas : il créé, jour après jour, en s’investissant entièrement dans son métier. C’est un poète au sens premier de ce mot qui est celui de créateur.
Il scande la vie du village : en ouvrant son échoppe tous les matins, il devient le but vers où convergent les Tuchanais mais aussi tous ceux des villages voisins qui rêvent de bon pain ou de viennoiseries aux feuilletés croustillants.
Sa « Boulangerie-Pâtisserie d’Aguilar » est située au cœur du village. Les lieux sont étroits, on s’y tient serrés ; mais quand on entre on est tout de suite transporté par l’odeur délicieuse du pain bien cuit. Parmi les gens qui attendent leur tour, une cliente d’été, probablement une parisienne, toute surprise de ces délicieuses effluves, lâche ce joli mot : « cette odeur vous habille de bonheur » …
Il fait chaud, une bonne chaleur, le four est proche du comptoir. On voudrait tout de suite mordre dans les baguettes dorées qui attendent dressées dans leur casier à l’arrière du petit comptoir que tient Ingrid la souriante et affable compagne du patron.

Mais le talent du boulanger ne s’arrête pas là : il crée aussi une pâtisserie généreuse aux mille variations et se montre remarquablement créatif lorsqu’il s’agit de faire des gâteaux pour des occasions particulières : fêtes, anniversaires, manifestations en tous genre. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’en goûter, il n’est que de voir les photos de son site Facebook pour découvrir la richesse et la qualité de ce qu’il propose à ses clients.

Site Facebook: https://www.facebook.com/boulangeriedaguilar/?locale=fr_FR

On devine que pour la pâtisserie la relève est en bonne voie, puisque la fille de Fabien Meiler confectionne déjà avec talent des gâteaux aussi beaux que délicieux !

(Photo Christian Haerrig)

La boulangerie-pâtisserie de la famille Meiler contribue à l’âme de Tuchan. Elle est une composante précieuse de son identité et contribue au lien social et culturel qui rassemble les habitants du village. Sa participation à de nombreux évènements publics est un plus qui rehausse l’attractivité de la commune. C’est notamment le cas au mois d’Août pour le Festival de Théâtre de Ségure, où elle est devenue un partenaire très apprécié des organisateurs et une source de plaisirs pour le public.

Longue vie et prospérité à cette famille si sympathique !

Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le é6/01/2024

 

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1 commentaire

Patrick Chevalier

Voilà qui est fort bien troussé!

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